Mauritanie-Sénégal : l’ultimatum en 2026  pour la livraison, un signe de mal gouvernance du pont de Rosso

En fixant un ultimatum au 25 décembre 2026 pour la livraison du pont Rosso , les autorités de Nouakchott et de Dakar entendent débloquer une situation qui commence déjà à agacer les bailleurs internationaux.

 Ce problème d’ordre opérationnel et logistique est lie à une défaillance de l’entreprise en charge des travaux face aux exigences du calendrier malgré le versement d’une avance pour le démarrage des travaux. La non-conformité de l’ouvrage a également retardé les travaux ainsi que des problèmes douaniers et fiscaux notamment avec les nouvelles autorités de Dakar.

 

Ce retard accumulé a coûté des milliards en pertes logistiques et en inefficacités commerciales. C’est un manque à gagner pour les deux pays. En réalité ce projet stratégique et ambitieux est financé et pensé de l’extérieur. Ce qui fait  que le Sénégal et la Mauritanie ont un rôle secondaire dans la conception de l’ouvrage. L’absence d’une vision souveraine forte a réduit la capacité des deux pays à intégrer des enjeux locaux. Sans politiques d’accompagnement le pont risque d’appauvrir les populations au lieu de les enrichir. Et aussi devenir sources de tensions si les bénéfices sont perçus comme inégalement répartis. Mauritaniens et Sénégalais attendent de pied ferme la réception de ce joyau en décembre 2026. Les présidents Diomaye et Ould Ghazouani pourront enfin l’inaugurer en mars 2027 pour le bonheur des riverains du fleuve Sénégal.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 03 février 2026)

 

 

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