Au moment où le dialogue politique tarde à venir, les partisans de la majorité présidentielle font pression pour faire courir des rumeurs de troisième mandat de Ould Ghazouani. Ce scénario ne peut être réalisé que dans le cadre d’une révision réussie de la constitution.
Alors dans ce cas, le pouvoir devra parvenir à un consensus au sein de la majorité parlementaire. Ce scénario ouvre la voie à un coup d’Etat constitutionnel qui serait fatal pour le pays. Ould Ghazouani perdra toute sa crédulité internationale acquise depuis 2019. Cette hypothèse n’est pas loin d’une tentative de révision constitutionnelle avortée. C’est le parti INSAF qui va éclater. Ce qui pourrait précipiter une alternance de l’opposition à laquelle s’opposent les militaires depuis 1978 qui risquent d’être rattrapés par l’histoire sur la question nationale ou la difficile cohabitation. C’est en définitive, le contrôle de sa succession qui apparaît comme le scénario le plus plausible avec des généraux en embuscade en attendant le signal du chef de l’exécutif.
Parmi les potentiels prétendants figure en première ligne l’actuel ministre de la défense Ould Hanena. Vient ensuite le chef d’état-major général des aimées, le général El Mokhtar Bolle puis le chef d’état-major de l’armée de l’air Mohamed Cheikh Boida. Les nominations récentes au sein du commandement militaire s’inscrivent dans la démarche du renouvellement des cadres. Quel que soit le successeur de Ould Ghazouani, il devra maintenir la stabilité régionale face à la menace Djihadiste au Sahel et la neutralité dans le conflit du Sahara occidental.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 02 février 2026)
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