Presse/Afrique de l’Ouest : fermeté, souveraineté et tensions sociales

Agence de Presse Africaine – De Dakar à Cotonou, de Bamako à Abidjan, l’actualité ouest-africaine de ce lundi 26 janvier 2026 met en lumière une région traversée par des débats de gouvernance, des projets politiques assumés, des avancées économiques saluées à l’international, mais aussi des tragédies humaines et des dynamiques sportives tournées vers l’avenir.

Au Sénégal, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a tenu à marquer une rupture claire avec les récentes prises de position de l’ancien international El Hadji Ousseynou Diouf. Dans un communiqué publié le dimanche 25 janvier et largement relayé par Seneweb, l’instance fédérale condamne « tant le fond que la forme » des déclarations de la légende des Lions, notamment sur la gestion des récompenses foncières promises par l’État et sur la gouvernance du football mondial. La FSF rappelle, selon Seneweb, la « sollicitude constante » et l’« accompagnement institutionnel et financier sans faille » des autorités sénégalaises envers le football national, tout en précisant que les opinions exprimées par Diouf « n’engagent que sa propre personne ». L’instance se démarque également de la méthode, affirmant privilégier le dialogue républicain aux revendications portées dans l’espace médiatique, et appelle à la retenue pour préserver l’image du pays.

Au Mali, le discours est celui d’une souveraineté assumée et revendiquée. D’après Maliweb, l’année 2026 est présentée par le général Assimi Goïta comme celle de la consolidation définitive de la Transition. Dans la continuité de son adresse à la Nation du 31 décembre 2025, le chef de l’État affirme que « le Mali de 2026 ne regarde plus en arrière », décrivant un processus de souveraineté devenu irréversible. Selon Maliweb, Bamako s’érige désormais en épicentre d’une recomposition sahélienne portée par l’Alliance des États du Sahel (AES), une coopération stratégique renforcée avec des partenaires comme la Russie, la Chine ou la Turquie, et une montée en puissance militaire fondée sur l’usage accru des drones. Le média souligne également l’accent mis sur la transformation locale des matières premières, la protection des infrastructures vitales et la mobilisation de la jeunesse dans un nouveau « contrat citoyen ».

Dans ce même espace sahélien, le Burkina Faso engrange un signal fort sur le plan financier et diplomatique. Selon Sidwaya, l’Union européenne a annoncé le retrait du Burkina de sa liste des juridictions financières à haut risque en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, une décision qui prendra effet le 29 janvier 2026. Cette mesure fait suite à la sortie du pays de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en octobre 2025. Sidwaya souligne que Bruxelles salue ainsi les réformes engagées par Ouagadougou en matière de gouvernance financière, avec des retombées positives attendues sur l’attractivité économique, la mobilisation des ressources et la confiance des investisseurs, tout en rappelant que ces progrès restent soumis à des évaluations régulières.

Mais l’actualité ouest-africaine est aussi endeuillée par un drame en Guinée. Africaguinee rapporte qu’un violent incendie survenu dans la nuit du dimanche au lundi 26 janvier à Kagbelen, dans la préfecture de Dubréka, a coûté la vie à trois jeunes apprentis, dont deux frères. Le feu, d’origine encore indéterminée, s’est déclaré dans un atelier de menuiserie et de tapisserie alors que les victimes dormaient. Les témoignages recueillis par Africaguinee, évoquant la mobilisation du voisinage et la scène poignante découverte à l’hôpital, mettent en lumière la vulnérabilité persistante des zones périurbaines face aux risques d’incendie.

En Côte d’Ivoire, l’actualité est marquée par la relance de l’action gouvernementale. Selon Abidjan.net, le président Alassane Ouattara a présidé, le samedi 24 janvier 2026, le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement formé la veille. Devant ses 34 ministres, le chef de l’État a appelé à maintenir une « dynamique systémique » dans tous les secteurs stratégiques, en insistant sur la sécurité, la cohésion nationale et l’accès universel à l’eau et à l’électricité. Abidjan.net souligne également l’appel du président à la discipline et à la solidarité gouvernementales afin d’accélérer la réalisation de l’ambition d’une « grande Côte d’Ivoire ».

Au Bénin, le débat politique se focalise sur la présidentielle d’avril 2026 et la place du candidat Romuald Wadagni au sein du gouvernement. Selon Banouto, le maintien du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, malgré sa candidature, suscite des interrogations dans l’opinion. Face à la presse le 23 janvier à Cotonou, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, a défendu une position à la fois juridique et morale. D’après Banouto, il affirme qu’aucun texte n’oblige un ministre candidat à démissionner et assure que Romuald Wadagni « ne peut pas utiliser les moyens de l’État pour sa campagne ». Le porte-parole justifie également ce maintien par le rôle central du ministre dans les opérations financières internationales récentes du Bénin, notamment la levée de 500 millions de dollars sur les marchés islamiques, tout en promettant une vigilance stricte sur la séparation entre action gouvernementale et campagne électorale.

Enfin, au Ghana, l’actualité sportive se projette vers l’avenir. Pulse Ghana rapporte que le sélectionneur des Black Stars, Otto Addo, a poursuivi sa tournée européenne en assistant à une rencontre de Ligue Europa à Salzbourg, où il a supervisé les jeunes talents ghanéens Edmund Baidoo et Jonas Adjetey. Cette démarche, selon Pulse Ghana, s’inscrit dans la préparation de la Coupe du monde 2026, avec une attention particulière portée à la nouvelle génération de joueurs évoluant dans les championnats européens.

Source : Agence de Presse Africaine (APA)

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