La nouvelle répartition des magistrats dans le système judiciaire relance le fonctionnement de la chambre administrative en Mauritanie.
En Mauritanie, les réformes judiciaires successives depuis 2019 sont considérées par les observateurs comme symboliques sans transformation profonde des pratiques. La dernière mesure de dissolution de la chambre administrative avec une nouvelle répartition des magistrats entre les chambres pénale, civile, sociale et commerciale ,laisse penser à un redéploiement très politique.Cette volonté de faire bouger la machine administrative judiciaire suscite des réactions négatives au sein des magistrats qui soulèvent le manque d’indépendance et des mutations non transparentes.
Dans un pays où l’accès au droit est déjà difficile, ajouter une nouvelle couche institutionnelle peut aggraver la confusion. Les nouveaux conseillers redéployés ne suffisent pas sans une refonte du système judiciaire. La confiance des Mauritaniens dans la justice reste fragile. Les observateurs pointent une justice inféodée au chef de l’exécutif, avec des tribunaux monocolores et des juges dont l’indépendance reste théorique. Le système de nomination a l’instar des 40 nouveaux conseillers obéit à des logiques tribales et clientélismes. La réforme censée corriger les lacunes est perçue comme un outil de consolidation du pouvoir exécutif.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 24 janvier 2026)
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