
Agence de Presse Africaine – De Dakar à Conakry, de Bamako à Ouagadougou, l’actualité ouest-africaine de ce mardi 20 janvier oscille entre ferveur sportive, enjeux sécuritaires, chantiers de reconstruction et signaux politiques forts, tels que relayés par les médias de la région.
Au Sénégal, la finale de la 35ᵉ Coupe d’Afrique des Nations continue de susciter des remous. Sénéweb revient sur les violents incidents survenus au stade Moulay Abdellah de Rabat après l’arbitrage controversé du Congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo, accusé par des supporters sénégalais d’avoir refusé un but valable avant d’accorder un penalty contre les Lions. La colère des quelque 3 000 fans sénégalais présents a dégénéré en affrontements avec les forces de sécurité. Selon L’Observateur, dix-sept supporters ont été interpellés pour trouble à l’ordre public. Le journal du Groupe futurs médias précise toutefois qu’aucune information judiciaire n’a été ouverte et que les mis en cause doivent être jugés en flagrant délit, tandis qu’une équipe de policiers sénégalais, déployée au Maroc dans le cadre de la coopération policière, joue un rôle de médiation pour apaiser les tensions.
À Bamako, Maliweb met en lumière la volonté des autorités de transition de renforcer les capacités nationales. Le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a présidé la remise d’un important lot de matériels au Génie militaire, comprenant engins lourds, équipements de déminage et stations d’épuration d’eau. Le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, a salué un acte « fondateur » pour une armée appelée à combattre le terrorisme tout en participant à la reconstruction et au désenclavement du pays, soulignant que la souveraineté se construit autant par la sécurité que par le développement.
Au Burkina Faso, Sidwaya s’attarde sur une autre facette du sport : le coût humain des blessures dans le football national. À travers des témoignages poignants de joueurs blessés, le quotidien d’État dénonce l’insuffisance de la couverture assurantielle dans les championnats locaux. Si la Fédération burkinabè de football a récemment assuré les clubs de D1 et D2, de nombreux athlètes restent exposés, faute de contrats adaptés ou de moyens financiers. Le journal plaide pour une réforme en profondeur du système d’assurance afin de protéger les carrières et l’avenir des jeunes footballeurs.
Au Niger, l’Agence nigérienne de presse (ANP) rapporte une séquence consacrée à l’enseignement supérieur. À Tahoua, le ministre Mahamadou Saidou a inauguré plusieurs infrastructures à l’Université Djibo Hamani, dont des salles de cours climatisées, un amphithéâtre de 500 places et un bâtiment administratif. Ces réalisations, financées sur fonds propres, traduisent la volonté des autorités de moderniser l’université publique et d’améliorer les conditions d’étude et de travail dans un contexte de forte demande éducative.
En Guinée, Africaguinee évoque une possible recomposition politique imminente. Au lendemain de l’investiture du président Mamadi Doumbouya, des signaux convergents laissent penser à une démission prochaine du gouvernement dirigé par Bah Oury. Des instructions auraient été données aux ministères pour faire l’état des dossiers en cours, afin de préparer un éventuel remaniement. Bien que la Constitution ne l’impose pas formellement, cette démission est présentée comme une tradition politique, en phase avec la promesse présidentielle de rupture et de nouvelle gouvernance.
Depuis Abidjan, Abidjan.net revient sur l’arrestation et l’expulsion du Togo de l’ancien chef de la transition burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba. Accusé par les autorités de Ouagadougou d’être impliqué dans plusieurs tentatives de déstabilisation, l’ex-lieutenant-colonel aurait été arrêté à Lomé avant d’être conduit à l’aéroport, sa destination restant incertaine. L’affaire s’inscrit dans un contexte sécuritaire tendu au Burkina Faso, marqué par des accusations de complots et le rétablissement récent de la peine de mort pour les crimes de haute trahison.
Enfin au Ghana, Pulse Ghana suit de près un dossier judiciaire sensible. Le principal suspect dans le meurtre de l’agent d’immigration Stephen King Amoah, Bright Aweh, continue de clamer son innocence devant les tribunaux d’Accra. Malgré les ajournements répétés, la famille de la victime affirme sa détermination à obtenir justice, dans une affaire qui suscite une vive émotion dans l’opinion publique.
Source : Agence de Presse Africaine (APA)
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