Après 22 ans d’attente, le Maroc brise le plafond de verre et retrouve la finale de la CAN

Le 360.maVainqueurs du Nigeria ce mercredi 14 janvier au Complexe Moulay Abdellah de Rabat, les Lions de l’Atlas se sont qualifiés pour la finale de la CAN 2025, retrouvant le dernier acte 22 ans après la CAN 2004 en Tunisie (défaite 2-1 face au pays hôte). Les hommes de Walid Regragui défieront le Sénégal de Sadio Mané, tombeur de l’Égypte plus tôt dans la journée, dans un rendez-vous historique qui s’inscrit au cœur d’un millésime 2025 exceptionnel pour le football marocain.

Le Maroc est en finale. Ce mercredi 14 janvier, au Complexe Moulay Abdellah de Rabat, les Lions de l’Atlas ont battu le Nigeria (0-0, 4-2 tab) en demi-finale de la CAN 2025 et se sont offert le droit de disputer le match le plus attendu, celui qui fait basculer une génération du statut de promesse à celui de vainqueur possible.

Dans une enceinte portée par un public entièrement acquis à sa cause, l’équipe de Walid Regragui a franchi la dernière marche avant le rêve. Une marche immense, parce qu’elle mène au dernier acte, et parce qu’elle clôt, enfin, une longue attente. Le Maroc n’avait plus joué de finale depuis 22 ans. Depuis cette CAN 2004 en Tunisie, où les Lions de l’Atlas avaient été renversés 2-1 par le pays hôte à Radès, au bout d’une campagne lumineuse restée gravée dans la mémoire collective.

Cette fois, l’histoire s’ouvre à nouveau. Et le symbole est fort : le Maroc, pays organisateur, retrouve une finale continentale à domicile, dans un contexte d’exigence maximale, avec la pression du favori et l’obligation d’assumer. Le genre de rendez-vous où un détail peut tout briser, ou tout sublimer. Contre le Nigeria, meilleure attaque du tournoi, l’équipe nationale a su garder la tête froide, tenir son cadre, et convertir son ambition en qualification.

Au bout de cette soirée, une certitude: le Maroc a gagné plus qu’un match. Il a gagné une finale retrouvée et une opportunité rare: aller chercher un titre continental devant son peuple.

Pour tenter de décrocher la couronne, les hommes de Regragui retrouveront le Sénégal de Sadio Mané, tombeur de l’Egypte (1-0) un peu plus tôt dans la journée. Un adversaire au pedigree intimidant, habitué à ces rendez-vous et maître dans l’art des matchs à couteaux tirés.

Cette finale arrive au cœur d’une année déjà qualifiée d’exceptionnelle pour le football marocain, marquée par des sacres internationaux, des parcours de référence et une présence affirmée sur toutes les scènes. Chez les A, les U20, en Coupe arabe, dans les compétitions juniors ou en club féminin, le Maroc s’est distingué, mettant en lumière le travail entrepris par les instances du Royaume et concrétisé sur le terrain.

L’exploit majeur reste la victoire historique de la sélection U20, sacrée championne du monde au Chili, une première pour le Maroc toutes catégories confondues. Des milliers de Marocains avaient d’ailleurs célébré les Lionceaux lors d’un défilé à Rabat, le 22 octobre 2025, comme on accueille un moment fondateur.

Le Royaume s’est également affirmé comme terre d’accueil du Mondial U17 féminin, organisé à Rabat, tandis que la sélection U17 masculine a confirmé son statut en atteignant les quarts de finale du Mondial au Qatar. Sur le plan du futsal, les sélections féminines ont elles aussi marqué l’année, brillantes jusqu’aux quarts de finale de la première Coupe du Monde féminine de la discipline après un sacre continental.

À l’échelle régionale, le Maroc a aussi fait des étincelles en remportant son troisième Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) et la Coupe arabe de la FIFA 2025. En clubs, la Renaissance sportive de Berkane a décroché le troisième sacre en Coupe de la CAF et l’ASFAR féminin a continué de porter haut les couleurs du Royaume en se qualifiant pour la phase finale de la Coupe des Champions féminine de la FIFA, avec une demi-finale annoncée face à Arsenal, le 28 janvier à Londres.

Dans cette dynamique, la sélection A n’est pas en reste: elle a validé avec autorité sa qualification pour la Coupe du Monde 2026, signant un parcours parfait lors des éliminatoires africaines. Une régularité qui renforce l’idée d’un Maroc désormais installé dans le haut niveau, non plus par éclats, mais par continuité.

La finale de la CAN 2025 viendra donc conclure, ou couronner, une année déjà exceptionnelle. Reste l’essentiel: un dernier match. Un seul. Face au Sénégal de Mané. Pour transformer une qualification historique en triomphe absolu. Pour effacer, peut-être, le souvenir de 2004. Et écrire, enfin, une page que le football marocain attend depuis un demi siècle.

 

 

Adil Azeroual

Source : Le 360.ma

 

 

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