
Faire table rase du passé, repartir sur de nouvelles bases est-il l’objectif désormais fixé par Paris ? Cela pourrait se comprendre à travers des récentes visites individuelles des chefs d’État africains en France, notamment celle de Bassirou Diomaye Faye. Le président sénégalais et le chef d’État français ont affirmé tous deux leur volonté de renouer le dialogue.
Au moment où la rupture entre la France et l’Afrique semble consommée. Depuis plus d’un an, les pays de l’Afrique de l’Ouest semblent tourner la page de la France en Afrique, en renvoyant tour à tour l’armée française de leurs territoires.
L’arrivée des putschistes au pouvoir dans la région du Sahel confirme cette volonté de rupture. La création de l’Alliance des États du Sahel (AES) est une volonté affichée de ces États d’assurer leur sécurité. Même si cette volonté ne semble pas faire ses preuves, elle est toujours d’actualité.
Aujourd’hui, la région reste menacée par la présence des djihadistes. Si l’opération Barkhane avait été facilitée à l’époque par les Maliens avec François Hollande, la situation actuelle est tout autre.
Pour le moment, on ne peut affirmer l’avènement d’un dialogue sur la sécurité au Sahel, car ces pays restent hostiles à la présence française dans la région.
Mais l’échange entre le président sénégalais et Emmanuel Macron s’est porté sur des partenariats économiques, ainsi que sur la menace sécuritaire qui pèse sur ses voisins.
Le président sénégalais a eu l’occasion également d’inviter les entrepreneurs français à investir au Sénégal.
Djeinaba DIOP
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