Des migrants expulsés des États-Unis sont arrivés au Rwanda

Un premier groupe de sept personnes est arrivé mi-août sur le sol rwandais, alors que Kigali a annoncé avoir accepté d’accueillir jusqu’à 250 personnes expulsées des États-Unis.

AFPAprès le Salvador, l’Eswatini et le Soudan du Sud, le Rwanda vient d’accueillir sept premiers migrants en situation irrégulière expulsés des États-Unis dans le cadre d’un accord récemment conclu avec Washington, a annoncé Kigali ce 28 août.

Depuis le retour du président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, son administration avait déjà envoyé des étrangers vers ces trois premiers pays, dont ils n’étaient souvent pas originaires : à titre d’exemple, un groupe de huit migrants avait été transporté début juillet au Soudan du Sud, dont deux Birmans, deux Cubains, un Vietnamien, un Laotien, un Mexicain et un seul Sud-Soudanais.

Un premier groupe de sept personnes est aussi arrivé mi-août sur le sol rwandais, a annoncé Kigali qui avait annoncé début août avoir accepté d’accueillir jusqu’à 250 personnes expulsées des États-Unis. Tous les migrants expulsés ont reçu « un soutien approprié et la protection du gouvernement rwandais », a déclaré dans un message à l’AFP la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo. « Trois d’entre eux ont exprimé le souhait de retourner dans leur pays d’origine, tandis que quatre souhaitent rester (au Rwanda) et y construire leur vie », a-t-elle indiqué sans préciser leurs nationalités.

Pas de contrepartie ?

Le Rwanda avait déjà signé un accord migratoire, rémunérateur, avec le Royaume-Uni, finalement annulé en 2024 par le nouveau gouvernement britannique après avoir généré d’intenses polémiques. « Ces accords sur les demandeurs d’asile ont représenté une manne financière pour le Rwanda », estime un militant des droits humains sous couvert d’anonymat. « L’acceptation de ces personnes expulsées lui confère également un avantage dans les négociations de paix en cours concernant le conflit en RDC », ajoute-t-il.

Aucune éventuelle contrepartie n’a été mentionnée dans l’accord USA-Rwanda sur les migrants, alors que Washington est passé à l’offensive sur les minerais de RDC, essentiels à la fabrication de composants pour l’armement, les téléphones mobiles et les voitures électriques.

Des émissaires rwandais et congolais ont repris ce 26 août des pourparlers de paix au Qatar, après avoir signé une déclaration de principe le 19 juillet réaffirmant « leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu permanent ». Les deux pays avaient déjà signé un accord de paix aux États-Unis fin juin.

Déportation difficile

Mais le faible nombre de migrants arrivés au Rwanda mi-août, en plus des huit expulsés au Soudan du Sud et de cinq autres envoyés en Eswatini mi-juillet, traduit les difficultés pour l’administration américaine d’appliquer son plan de déportation massive d’étrangers en situation irrégulière.

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Source : Jeune Afrique avec AFP  (Le 29 août 2025)

 

 

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