Presse/Afrique de l’ouest : référendum, amnistie, syndicats

Agence de Presse Africaine – La presse ouest-africaine consultée mercredi à APA fait état de la date du référendum en Guinée, tandis qu’en Côte d’Ivoire, l’Association des Directeurs régionaux s’oppose à une grève dans l’enseignement, et qu’au Sénégal, les débats autour de l’interprétation d’une loi d’amnistie suscitent une vive polémique au sein de la classe politique et de la société civile.

En Guinée, le général Mamadi Doumbouya a annoncé que le référendum constitutionnel, portant sur l’adoption d’une nouvelle constitution, se tiendra le 21 septembre 2025, soit quatre ans après l’arrivée de la junte militaire au pouvoir à la suite du renversement d’Alpha Condé. Cette décision a été rendue publique par un décret lu à la télévision nationale par le général Amara Camara, porte-parole et secrétaire général de la présidence, selon Financial Afrik. Cette annonce s’inscrit dans le cadre de la transition politique du pays, dirigée par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).

Le processus a connu un tournant mardi 1er avril, comme le rapporte Guinée News. En effet, ce jour-là, le Premier ministre Bah Oury a réceptionné un important lot de kits électoraux à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry. Ces kits seront présentés au ministère de l’Administration du territoire.

Cependant, cette accélération des événements suscite des critiques. Dr Lansana Faya Millimouno, opposant guinéen, qualifie la décision de « prise à la hâte » et estime qu’elle a été prise principalement pour apaiser les critiques, notamment de la part de certains secteurs de l’opinion qui s’opposent à la gestion de la transition par le CNRD, rapporte Africa Guinée.

En Côte d’Ivoire, l’Association des Directeurs régionaux de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (Addrenci) s’oppose fermement à la grève prévue par l’intersyndicale du Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (Is-Mena) du 3 au 4 avril 2025. L’Addrenci estime que cette grève constitue une menace pour la bonne marche des activités scolaires. Face à la situation, indique Fraternité Matin, l’association appelle à la continuité des cours, soulignant l’importance de maintenir l’ordre et la discipline dans le système éducatif du pays.

Par ailleurs, dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), la première session des consultations entre le Burkina Faso, le Mali, le Niger et la Russie se tiendra ce jeudi à Moscou. Selon Maliweb, cette rencontre a pour objectif d’étendre le partenariat et le dialogue politique entre les pays de l’AES et la Fédération de Russie. Elle marque une étape importante dans le renforcement des relations de coopération et de partenariat stratégique, notamment dans les domaines diplomatique, de développement et de défense.

Au Sénégal, la situation politique devient tendue autour d’une proposition de loi visant à interpréter la loi d’amnistie votée sous le précédent régime. Le texte, porté par le député de Pastef Amadou Ba, cherche à exclure les crimes de sang et de torture de l’amnistie, mais il suscite une vive opposition, notamment de la société civile et d’une partie de l’opposition politique. Sud Quotidien qualifie cette loi de « loi portant polémiques », tandis que Walf Quotidien souligne que la société civile est « vent debout » contre la proposition.

De plus, la députée Anta Babacar Ngom a annoncé qu’elle saisirait le Conseil constitutionnel sur cette loi, alors que l’Assemblée nationale se trouve dans une configuration dominée par le parti Pastef, au détriment de l’opposition. Le quotidien L’AS exprime des craintes quant à des tensions et des « empoignades électriques » au sein de l’hémicycle, vu le rejet généralisé par une opposition minoritaire et une partie de la société civile.

Source : Agence de Presse Africaine (APA)

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