«C’est dans notre sang» : au Sénégal, personne ne résiste aux rythmes endiablés du sabar

Le 360.maVidéoLe sabar, véritable symbole culturel du Sénégal, est bien plus qu’un simple spectacle de danse et de percussion. Ce tambour incarne un héritage ancestral, un langage codé transmis à travers les rythmes exécutés avec une énergie communicative par des générations de batteurs.

 

Fabriqués à partir de bois et de peau de chèvre, de mouton ou de bœuf, ces instruments traditionnels étaient jadis utilisés par les anciens pour communiquer et rythmer les événements sociaux.

Aujourd’hui, ce sont les jeunes qui perpétuent cette tradition, à l’image de Djiby Fall, batteur de tam-tam, et de Masse, amateur de sabar. «Le sabar est une culture, un héritage de nos ancêtres. C’est un moment de rassemblement, notamment pour les jeunes filles, où l’on bat le tam-tam et danse lors des cérémonies festives», explique Djiby Fall. «C’est dans notre sang. Dès que l’on entend le battement des tam-tams, on ne peut pas résister. C’est une tradition magnifique», ajoute Masse.

Le sabar ne se limite pas à un simple jeu de percussions. C’est une célébration où les amateurs, formant un cercle autour des batteurs, laissent libre cours à leur expression corporelle. Hommes et femmes, vêtus de leurs plus belles tenues, exécutent des pas de danse rythmés et spectaculaires.

Mame Bineta Thiaw, passionnée de sabar, témoigne de son attachement à cette tradition: «Ces moments nous rappellent d’où nous venons. Nous sommes nostalgiques de cette culture et nous en redemandons toujours. Mon rythme préféré est le ”Bara Mbaye”. L’ambiance est électrisante, et sous l’effet des percussions, certains entrent même en transe».

Avec le temps, les instruments ont évolué. Si autrefois les tam-tams étaient exclusivement fabriqués à partir de matériaux naturels, certains batteurs utilisent désormais des peaux synthétiques. Toutefois, les puristes restent attachés à l’authenticité de cet art.

Un langage rythmique

Porté par les batteurs, ke sabar est un moyen d’expression à part entière. Chaque rythme a une signification, chaque battement transmet un message, parfois même à des personnes absentes. Djiby Fall en fait une véritable mission: «Chaque rythme raconte quelque chose. On peut transmettre des messages sur les relations de couple, les événements du quotidien, voire même sur la cuisine. Par exemple, il existe un rythme dédié au ”thiebou dieune”, notre célèbre plat national

 

Masse, lui, insiste sur la nécessité de préserver cet héritage: «Nous sommes nés dans cette culture et avons vu nos parents la pratiquer. Le tam-tam est notre patrimoine, et nous devons le protéger. Ceux qui veulent l’abandonner ne sont plus des nôtres».

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Source : Le 360.ma (Maroc)

 

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