Mauritanie : le parrainage, cette face cachée de la présidentielle, ouvertement dénoncé par l’opposition

Le 360.maVidéoLa validité des candidatures à l’élection présidentielle en Mauritanie est conditionnée par le parrainage qui réduit à presque néant les chances des opposants à se présenter à l’élection présidentielle.

Pour être candidat à la présidentielle de juin prochain, il faut au préalable satisfaire aux conditions d’un parrainage de 100 élus municipaux issus de huit régions différentes, parmi lesquels doivent figurer cinq maires de communes, selon la nouvelle loi électorale.

Un texte qui comporte un véritable piège, en soumettant la validation de l’accord des élus à la signature de l’autorité administrative (Préfet) avant le contrôle de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Un obstacle insurmontable pour tous les opposants et partis politiques mauritaniens, en dehors de ceux de la mouvance présidentielle et des islamistes de Tawassoul. Si l’on s’en tient aux critères exigés, aucun autre candidat ne pourra se présenter à la présidentielle en dehors de ces deux formations.

Même le candidat abolutionniste Biram Dah Abeid, arrivé second lors de la présidentielle de 2019 et principal challenger du candidat président Mohamed Cheikh El Ghazouani sera obligé de recourir au parrainage des élus du pouvoir pour valider sa candidature.

A ce titre, plusieurs préfets sont accusés d’avoir traîné des pieds pour la certification des actes de parrainages en faveur des candidats de l’opposition ou indépendants, dans un contexte politique marqué par une écrasante domination du parti INSAF, principal parti de la majorité, qui aurait exercé un contrôle serré sur ses troupes.

 

Plusieurs candidats à la présidentielle ont ainsi subi la loi du parrainage. Outre l’ancien président Mohamed ould Abdel Aziz, Kane Hamidine Lamine, candidat indépendant, affirme avoir été victime des blocages exercés par les préfets dans plusieurs régions et à Nouakchott. Il dénonce une atteinte grave aux principes de la démocratie, du pluralisme, de la liberté. Une violation des droits des candidats.

Même son de cloche chez Mohamed Jemil Mansour, ancien leader charismatique du parti islamiste Tawassoul qui a pourtant apporté son soutien à la candidature de l’actuel président Mohamed Cheikh El Ghazouani à l’élection présidentielle du 29 juin 2024.

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Source : Le 360.ma (Maroc)

 

 

 

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