
Le 360.ma – Vidéo – Entamé en janvier 2023 et proche de la phase cruciale des plaidoiries, le procès de l’ancien président mauritanien, Mohamed Abdel Aziz (2008-2019), a été marqué par le retrait du collectif des avocats de la défense.
Mohamed ould Abdel Aziz, 66 ans, est jugé depuis le 25 janvier par un tribunal à Nouakchott. Le 10 octobre, le collectif d’avocats de l’ex-chef de l’Etat a décidé de se retirer alors que les parties civiles commençaient leurs plaidoiries.
Les avocats de l’ex-président Mohamed ould Abdel Aziz entendent ainsi protester contre 356 violations des droits de la défense et qui serait, selon eux, le «jeu favori» de la Cour de répression des infractions économiques.
Le dernier incident porte sur l’audition de témoins à décharge réclamée par la défense, une requête rejetée. Ce refus d’écouter des témoins est «une violation des conventions internationales ratifiées par la Mauritanie».
Dans le même temps, le collectif de défense des intérêts de l’Etat de Mauritanie, constitué partie civile dans cette affaire, salue le bon déroulement du procès qui se serait déroulé, de leur avis, dans le respect des règles de procédure et des droits de toutes les parties.
Maître Taleb Khiyar, membre du collectif de défense de Mohamed Abdel Aziz, déplore le rejet de la demande de comparution de ces témoins qu’il qualifie de «violation des droits de la défense, tel que stipulé par le pacte international relatif aux droits civils et politiques et par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples». Il exprime sa consternation devant l’attitude de la cour, qui estime que le droit interne prime sur les conventions internationales ratifiées par la Mauritanie.
Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)
Source : Le 360.ma (Maroc)
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