
Courrier international – Une chanson en arabe, présentée sur une chaîne de télévision israélienne par l’artiste engagée Noam Shuster-Eliassi, se moque des relations chaleureuses nouées entre Israël et “les Arabes qui ont des millions” et qui “oublient la Palestine”. Dans le monde arabe, on se frotte les yeux.
“C’est vraiment important pour moi d’envoyer un message d’amour et de paix à tous les Arabes. Surtout s’ils habitent à plus de 4 000 kilomètres d’ici.” C’est ainsi que la comédienne engagée israélienne Noam Shuster-Eliassi introduit sa nouvelle chansonnette, présentée le 14 janvier dernier à la télévision israélienne.
S’exprimant en langue arabe, elle se présente comme Haifa Wannabe, pastiche du nom de la starlette libanaise Haifa Wehbe. Après un “peace and love” minaudé à souhait, elle dégaine un texte où elle se moque de la lune de miel entre Israël et les Émirats arabes unis depuis la signature des accords de normalisation de leurs relations bilatérales, fin 2020.
“Ils ont oublié que nous avons mis le blocus sur Gaza”
“Il y a une lumière au bout du tunnel/Si tous les Arabes sont comme ceux de Dubaï, Dubaï, Dubaï…, fredonne-t-elle. Rien de plus beau que ces Arabes riches à millions” et “qui ont oublié la Palestine”.
“Ils ont oublié que nous avons mis le blocus sur Gaza. Ah ! si seulement tous les Arabes pouvaient être comme Dubaï ! Je t’arrête à un check-point, et après, je me prends en selfie en haut d’une tour”, telle que la tour Burj Khalifa, l’emblématique gratte-ciel de cet émirat qui attire les touristes du monde entier.
Ce genre de critiques est courant chez les Palestiniens, note le quotidien israélien Ha’Aretz. Mais le fait que cela émane d’une Israélienne et a été présenté sur une chaîne de télévision israélienne lui a assuré un écho considérable dans le monde arabe, constate Al-Jazeera.
Un internaute a ainsi commenté, sarcastique, qu’il espérait que les chanteurs des pays arabes ne voudront pas trop à leur consœur israélienne de s’en prendre ainsi à Dubaï, ville dont eux-mêmes adorent les paillettes.
Source : Courrier international