Daara J family et Faada Freddy ou l’art de faire danser le public assis

Leur style de musique hip-hop sénégalais se prête à la danse mais les spectateurs de la salle Poirel ont dû se forcer, ce jeudi 15 octobre, à montrer leur enthousiasme pour Daara J family et Faada Freddy d’une autre manière.

Sur scène, les sept membres du groupe sautillent et leur musique donne envie d’en faire autant. Mais le public, nombreux, ne peut pas se laisser aller, Covid oblige.

Dès les premières secondes, le son des instruments africains traditionnels en bois se mêle à celui de la batterie, la guitare et la basse des musiciens de Daara J family, le ton est donné. C’est le même mix avec les voix de la chanteuse du groupe et des deux rappeurs. Elle apporte la puissance et la douceur de la musique aux inspirations sénégalaises et les deux hommes, la modernité du rap.

Les paroles ne sont clairement pas compréhensibles d’une partie du public mais l’énergie dégagée par Daara J family et Faada Freddy compense.

La chanson Amoureux du naturel offre aux spectateurs une hymne à la nature et à la responsabilité de tous par rapport à la protection de la nature « pour nous-mêmes et les prochaines générations ».

Conscient que la Covid perturbe le déroulement des concerts, Faada Freddy, déjà venu au Nancy Jazz Pulsations en 2015, s’attelle à faire oublier le contexte à son public. Pour se faire, il le fait chanter, répéter ses paroles, applaudir et surtout agiter les mains, comme les aveugles le font pour exprimer leur satisfaction devant un spectacle mêlant tradition et modernité.

À la vue de toutes les mains en l’air au fur et à mesure du concert, les spectateurs sont repartis comblés par cette ambiance.

Aurélie CHUPIN 

 

 

 

 

Source : L’Est Républicain

 

 

 

 

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