Seybane Sidi Diagana : La question des droits humains reste sensible et demande une certaine distance

Correspondant depuis une vingtaine d'années du journal mauritanien Le Calame, Seybane Sidi Diagana a suivi, fin 2019 et début 2020, des formations au traitement journalistique des problématiques liées aux droits humains. Il raconte son expérience.

« À l’origine professeur de physique-chimie, mais aussi passionné de culture et d’écriture, Habib Ould Mahmoud, journaliste et fondateur du journal Le Calame à Nouakchott, m’a encouragé en 2000 à devenir correspondant de son média. »

« Malgré ce statut de correspondant, je n’avais jamais bénéficié de formation technique en journalisme. Quand j’ai vu que des formations étaient proposées par CFI à Kaédi, ville où je réside, j’ai saisi cette chance. J’ai pu d’abord me familiariser avec les questions sur les droits humains, qui restent encore sensibles et portent toujours une charge émotionnelle dont le traitement demande une certaine distance. »

« Pour moi, je n’ai pas participé à un cours mais à une formation qui, comme toute autre, est sanctionnée par une évaluation. C’est cet esprit qui m’a guidé, un esprit d’apprentissage, et aussi la volonté de maîtriser des concepts pour les exploiter ensuite dans mes productions. »

« Pour mon article, j’ai choisi de traiter de l’accès des femmes à la propriété foncière, notamment dans la région du Gorgol. »

 

« Dans le choix du sujet devait ressortir la question des droits humains et ce qui concerne les droits des femmes m’intéresse particulièrement. J’ai voulu relever ce défi. Quand j’ai fait mon plan de rédaction, je l’ai soumis à mon formateur, Khalilou Diagana, que je remercie au passage ainsi que tous nos formateurs. »

« Dans mon travail de recherche, j’ai suivi à la lettre les techniques de documentation qui nous ont été enseignées, afin de recueillir un maximum d’informations sur ce thème, car on ne part pas du néant. J’ai fouillé les sites officiels du pays pour trouver le code foncier et d’autres textes du même ordre. Dans mon travail de production, mon souci était la cohérence du texte, comment lui donner vie à travers des témoignages. En bref, écrire autrement pour mieux capitaliser les différents styles qui m’ont été enseignés. »

 


Seybane Sidi Diagana a remporté le Premier Prix InfosDroits 2020 dans la Catégorie Presse écrite et presse en ligne, pour sa publication Accès des femmes à la propriété foncière.

Ces formations ont été menées dans le cadre du programme d’appui Promotion des Droits Humains et Dialogue sur les Droits Humains (PDDH) mis en œuvre par la Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) en Mauritanie.

Source : CFI (Le 20 août 2020)

 

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