CEP Mauritanie : la machine judiciaire au cœur du régime de Ould Aziz

Le gouvernement de Ould Bilal intervenu cette fin de semaine à Nouakchott marque le premier tournant de la deuxième année du quinquennat de Ould Ghazouani. Un nouveau gouvernement bien resserré techniquement et qui devra affronter deux énormes écueils : la relance économique et les secousses politiques déjà visibles qui découlent du rapport de la commission d’enquête parlementaire.

Le président Ould Ghazouani n’a pas tergiversé face aux révélations de l’enquête parlementaire qui a touché son premier ministre et des ministres du gouvernement. Un remaniement vite et bien fait qui lui permet de faire des aménagements techniques indispensables pour affronter une deuxième vague de son quinquennat qui s’annonce ardue. C’est un nouveau gouvernement qui devra non seulement apprendre à vivre avec le virus mais aussi avec la traque de toutes les personnes impliquées dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire par la justice.

La police des crimes économiques est ainsi propulsée devant l’actualité avec ses premières enquêtes qui s’accélèrent avec les auditions d’un ancien premier ministre et des ministres du régime de Ould Aziz. Leurs passeports ont été confisqués. Ensuite c’est le cœur du régime de Ould Aziz qui est sur la sellette ce début de semaine avec l’audition du patron de la SNIM l’ancien argentier très proche de Ould Aziz. Ould Djay est considéré comme la personnalité mêlée à la plupart des affaires citées par le rapport. Certains membres de la famille de l’ancien président dont les biens mal acquis ne font aucun doute  sont auditionnés actuellement.

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

(Reçu à Kassataya.com le 10 août 2020

 

 

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