Il faut savoir faire face….

D'une manière générale, les mesures prises pour faire face à la situation d'urgence sanitaire me semblent en gros, adéquates

Au vu des moyens disponibles et de la culture dominante. Mais il faut aller plus loin et frapper plus fort. Devant le parlement lors de la dernière session, le Premier Ministre n’ a pas cherché à cacher la vérité : les caisses sont vides. Ou presque.

Une chose est sûre : toute ouguiya volée depuis des décennies ( et pas seulement cette dernière !) l’a été au détriment de notre santé. Le système de santé ne s’ est pas effondré : il n’a quasiment jamais existé. Au point qu’aujourd’hui, pour faire face au virus, il faut en même temps prendre des mesures urgentes de redressement. Le vrai défi est là : construire dans l’urgence un système de santé car nous n’en avons pas.

Personnellement j’ai confiance au Ministre en exercice. Il est sérieux et compétent et, chose rare et de ce que je sais de lui, IL NE MENT PAS.

Mais sans système de santé à construire dans le feu même de la lutte contre la maladie, celle-ci s’éteindra, non par la force de l’action médicale mais par la dynamique naturelle de l’ épuisement de l’épidémie, ce qui signifie, au prix de beaucoup de dégâts.

Il me semble donc nécessaire de redonner d’abord confiance au corps médical en mettant à la disposition des agents les conditions nécessaires pour remplir a minima, leur mission. Chaque médecin, chaque infirmier et infirmière doit être personnellement mis en mesure de faire face à son devoir. Pour cela, il faut faire appel à toutes les forces susceptibles d’être sollicitées pour nous aider à faire face à l’urgence tout en construisant un vrai système de santé publique.

Il faut rappeler tous les retraités et les remettre dans le circuit suivant les conditions et dans la mesure de ce qu’ils peuvent donner et recevoir. Dans tous les cas, le corps médical doit être prioritaire en tout dans cette conjoncture et par la suite. Il faut prendre le taureau par les cornes : nous savons qu’il y a des Etats qui disent être prêts à nous aider et qui disposent des moyens pour ce faire.

Encore une fois, nous devons tirer un maximum de nos ressources avec intelligence. Mettons les dans la balance. Négocions avec la Chine, Cuba et tout autre pays prêt à le faire, pour nous fournir massivement et immédiatement les équipements d’urgence dont nous avons besoin (masques, respirateurs etc) et les équipes de spécialistes qui pourraient nous accompagner.

Mettons sur pied avec ces pays (en association avec nos partenaires traditionnels qui nous prêteraient une oreille) un véritable plan Marshall sanitaire national. Organisons avec eux un pont aérien pour nous fournir ce dont nous avons besoin. Quittons le terrain des invocations et du train train fataliste. Abordons les choses pratiquement.

N’attendons pas d’ être italianisés et d’être aidés dans le désespoir et toute honte bue. Notre population est peu nombreuse et pour ces pays qui peuvent coopérer avec nous dans cette urgence nationale, les efforts ne seraient pas de très grande envergure.

Il faut faire face avec les moyens du bord et ceux ci, à bien y réfléchir sont plus consistants qu’il n’y paraît.

 

 

 

Gourmo Abdoul Lo

Facebook – Le 27 mars 2020

 

 

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