Passif humanitaire : COREMI scelle sa réconciliation et réitère ses revendications

Le  collectif des rescapés militaires des années de braise (89 – 90) a tenu samedi  soir ( 22 février), une conférence de presse au 6earrondissement (El Mina).

 

Une occasion pour consacrer les retrouvailles entre les différents courants de ce collectif, miné par des malentendus sur le règlement du passif humanitaire. Les responsables du collectif ont profité de cette rencontre pour présenter les membres du nouveau bureau exécutif, composé de 22 membres mais aussi de dresser la nouvelle feuille de route du collectif. La réponse massive des membres de COREMI prouve qu’un pas a été franchi.

Dans un mot prononcé à cette occasion, le président Sylla Samba Demba a remercié les membres  et sympathisants du collectif pour avoir mis de côté leurs divergences et privilégié les intérêts collectifs.  « Nous devons désormais nous consacrer à la défense exclusive de nos intérêts physiques et moraux, à  la consolidation de l’unité et la stabilité de la Mauritanie », indique le nouveau président de COREMI. Il ajouté que la désignation du bureau s’est déroulé dans la transparence et sur des critères objectifs : connaissance du dossier des rescapés, donc du passif humanitaire, compétence et disponibilité de travailler sous la houlette de la commission de médiation. Il a enfin remercié tous ceux ont contribué à la réconciliation des membres de COREMI, notamment M’Bodj Saidou Nourou.

Au cours de cette rencontre, COREMI a réitéré ses principales revendications, à savoir : devoir de justice, devoir de vérité, devoir de réparation et devoir de mémoire. Des revendications mises sur la table depuis bien longtemps et qui prouvent que pour le collectif, le dossier du passif humanitaire  est loin d’être clos comme l’a décidé unilatéralement l’ancien  président Aziz.

Le président Sylla  n’a pas manqué cependant  de réaffirmer la disponibilité de COREMI au dialogue et à la concertation pour trouver une solution consensuelle à ses revendications. Dans ce cadre, il  invite les autorités à  prendre leurs responsabilités pour garantir la paix et la justice dans le pays.

Prenant la parole pour sa part, l’ex capitaine Breika Ould M’Bareck, reconnu par le collectif pour son accompagnement depuis des années,  reconnaît la justesse du combat de ses frères d’armes ayant défendu l’intégrité de leur pays mais abandonnés à leur sort peu enviable. ‘’Nous vous soutenons et lançons un appel au président Ghazwani pour trouver une solution à cette question de droit humain‘’, dira-t-il. Situation peu enviable parce que nombre de ses rescapés tirent presque le diable par la queue, ils se contentent de traitements dérisoires des sociétés de gardiennage. Il a suggéré l’implication, par le Collectif du président Messaoud Ould Boulkheir pour faire avancer le dossier

Le porte-parole du collectif, Sall Abdoulaye, après avoir brièvement rappelé les différentes péripéties, les hauts et les bas du règlement  du passif humanitaire, a indiqué que le bureau va entreprendre, sous peu, un grand plaidoyer  auprès des autorités civiles et militaires, des Ongs  des droits de l’homme, la société civile et des partenaires au développement afin d’expliquer et défendre ses positions.

Signalons enfin que COREMI compte plus de 300 membres et qu’il entend désormais s’élargir aux rescapés de la douane, de la garde, de la gendarmerie, aux veuves et orphelins mais aussi aux rapatriés volontaires, non rétablis dans leurs droits (Mooytokoota) et aux fonctionnaires expulsés lors des évènements de 1989…

 

Source : Le Calame

 

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