Mauritanie : le trafic des manuels scolaires dans le collimateur des observateurs

Après les médicaments c’est le trafic des manuels scolaires qui focalise cette semaine à Nouakchott l’attention des observateurs qui pointent l’ institut pédagogique national ( IPN).

 

 

C’est le premier ministre mauritanien qui avait donné l’alerte à l’issue de sa visite cette semaine dans une école de la capitale. Le constat alarmant de déficit de livres serait lié à un trafic de manuels scolaires qui ne date pas d’aujourd’hui similaire au trafic des médicaments qui semble être démantelé. C’est l’IPN qui est pointé du doigt et serait responsable de la rupture de stocks au niveau du marché très lucratif depuis 2015 l’année de l’enseignement censée régler tous les problèmes de fabrications et du marche qui  ne profitaient qu’aux spéculateurs.

 

Cinq ans après c’est le même problème voire pire. L’IPN semble dégager ses responsabilités en déclarant même à la rentrée qu’il avait contrecarré  les spéculateurs. Un dialogue de sourd entre cette institution et les pouvoirs publiques dont la prise en charge entièrement des manuels n’est plus à démontrer. Ce sont surtout les parents les plus démunis qui payent le prix de l’impunité de tous ces trafiquants. C’est encore un nouveau test pour le gouvernement qui devra parer au plus presse et surtout être crédible en sanctionnant les responsables.

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

(Reçu à Kassataya 17 janvier 2020)

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