COP 25 : adoption d’un accord a minima après d’intenses tractations

Cet accord, arraché après de longues discussions, permet d’éviter un naufrage du sommet. Mais ne contient pas d’avancées réelles.

 

 

Ils ont fini par s’entendre, du bout des lèvres et après de longues négociations. Ce dimanche, un accord a minima a été adopté en séance publique lors de la COP 25 à Madrid (Espagne).

Concrètement, la COP 25 a souligné lors de sa séance de clôture le « besoin urgent » à agir contre le réchauffement climatique, mais sans parvenir à un accord sur des points essentiels, notamment les règles des marchés carbone internationaux.

Samedi matin, une proposition de texte de la présidence chilienne avait entraîné une fin de non-recevoir de nombreux pays, pour des raisons parfois diamétralement opposées, les uns réclamant plus d’audace, les autres traînant les pieds.

 

« Il semble que la COP25 soit en train de tomber en morceaux. La science est claire, mais la science est ignorée », avait prévenu sur Twitter pendant la nuit Greta Thunberg, qui a inspiré des millions de jeunes descendus dans la rue depuis un an pour réclamer des mesures radicales et immédiates contre le réchauffement de la planète.

« Quoi qu’il arrive, nous n’abandonnerons pas. Nous ne faisons que commencer », avait ajouté l’adolescente suédoise, vedette de cette conférence climat de l’ONU pendant plusieurs jours cette semaine.

 

Au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, le mercure pourrait gagner jusqu’à 4 ou 5°C d’ici la fin du siècle. Même si les quelque 200 signataires de l’Accord de Paris respectent leurs engagements, le réchauffement dépasserait 3°C.

Tous les Etats doivent soumettre d’ici la COP 26 à Glasgow une version révisée de leurs engagements. À ce stade, quelque 80 pays se sont engagés à présenter un rehaussement de cette ambition mais ils ne représentent qu’environ 10 % des émissions mondiales.

Et les plus grands émetteurs, Chine, Inde ou Etats-Unis, ne semble vouloir rejoindre ce groupe. Seule l’Union européenne a « endossé » cette semaine à Bruxelles l’objectif de neutralité climatique d’ici 2050. Mais sans la Pologne, très dépendante du charbon. Et les Européens ne se prononceront pas avant l’été sur le relèvement de leurs engagements pour 2030.

 

 

Source : Le Parisien

 

 

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