Un employé licencié pour avoir répété l’insulte raciste dont il faisait l’objet

Un lycéen américain a traité un agent de sécurité de «nègre», et ce dernier lui a rétorqué de ne pas l’appeler ainsi. Il a été licencié pour avoir utilisé ce mot interdit par le lycée.

Début octobre, un lycéen du Wisconsin a traité l’agent de sécurité de son lycée, Marlon Anderson, de «nègre», et ce à plusieurs reprises. Anderson a demandé à cet élève, également afro-américain, d’arrêter de l’insulter ; dans sa réponse, il a prononcé le mot «nègre» («nigger» en anglais, un terme considéré comme particulièrement violent aux États-Unis). Devant la politique de tolérance zéro de ce lycée en ce qui concerne les insultes racistes, Anderson a été licencié quelques jours plus tard. Il travaillait pour le district scolaire de la ville de Madison depuis onze ans.

«Je ne savais pas que je perdrais mon emploi parce que je n’avais pas compris que la tolérance zéro signifiait qu’on pouvait sortir le mot de tout contexte, a dit Anderson à la presse locale. Le district doit m’expliquer comment un homme noir peut perdre son emploi juste parce qu’il a demandé à un élève de ne pas l’appeler par le « n-word » [nègre]».

La proviseure de l’établissement a expliqué dans un e-mail que «quels que soient le contexte et les circonstances, les insultes raciales ne sont pas acceptables dans nos écoles.» Plusieurs autres employés avaient déjà été licenciés en raison de cette politique de zéro tolérance.

Suite à l’annonce du licenciement, des centaines d’élèves, enseignant.es et membres du personnel de West High School ont manifesté en solidarité avec l’agent de sécurité. Ce dernier a dit qu’il ferait appel de cette décision, et a rapidement obtenu le soutien de la chanteuse Cher, qui a déclaré sur Twitter qu’elle paierait les frais d’avocat si Marlon Anderson voulait porter plainte.

De son côté, la présidente du district scolaire a affirmé qu’ils allaient réévaluer leur approche, et Anderson a reçu de nombreux messages de soutien, ainsi qu’une offre d’emploi de la part d’un centre de loisirs pour jeunes.

Repéré par  Claire Levenson

Repéré sur Wisconsin State Journal

Source : Slate (France)

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