Transition au Soudan : la composition du Conseil souverain dévoilée

La composition du Conseil souverain censé mener la transition pendant un peu plus de trois ans au Soudan a finalement été dévoilée mardi. Sans surprise, le général Abdel Fattah al-Burhane va en assurer la direction pendant les 18 premiers mois.

 

La liste des 11 membres du Conseil souverain au Soudan a enfin été annoncée mardi 20 août, avec deux jours de retard. Ce conseil devra piloter la transition dans le pays pendant un peu plus de trois ans.

Parmi les membres de ce Conseil, les représentants de la contestation ont nommé six civils, dont quatre hommes et deux femmes. Selon Bastien Renouil, correspondant de France 24 au Soudan, il était « extrêmement important que les femmes fassent partie de ce conseil souverain, elles qui ont été si longtemps exclues de la vie politique sous Omar el-Béchir« , président destitué par la rue après 26 ans au pouvoir. Parmi les deux femmes nommées, l’une est issue de la minorité chrétienne du pays.

Les militaires ont pour leur part nommé cinq d’entre eux, dont le général Abdel Fattah al-Burhane et le général Hemetti. « Ce sont vraiment les deux hommes forts du Soudan depuis la chute d’Omar el-Béchir, le 11 avril dernier. Ce sont eux qui étaient à la tête du Conseil militaire de transition », précise Bastien Renouil.

Le Conseil sera présidé pendant 21 mois par l’actuel chef du Conseil militaire de transition, le général Abdel Fattah al-Burhane, qui a été investi mercredi à 9 h GMT (11 hen France). Un civil prendra le relai du général Burhane à la tête du Conseil souverain pour les 18 mois de transition restants.

 

Abdallah Hamdok, probable Premier ministre

Par ailleurs, mercredi, « le conseil devrait annoncer le nom du nouveau Premier ministre », rapporte Bastien Renouil. « Il devrait s’agir d’Abdallah Hamdok, un ancien économiste de l’ONU qui aura pour mission principale de redresser l’économie du pays le plus rapidement possible ». Il devra ensuite former un gouvernement dont la composition doit être annoncée le 28 août. Un Parlement de transition sera également constitué.

Malgré l’euphorie engendrée par la signature officielle de l’accord de transition samedi, un malaise est palpable dans le camp des protestataires en raison notamment de l’omniprésence de Mohamed Hamdan Daglo, le chef de la redoutée force paramilitaire accusée d’être impliquée dans la répression de la contestation. Ce dernier est également numéro deux du Conseil militaire de transition et a été nommé mardi au Conseil souverain.

« Il a fallu du temps pour réussir à créer ce Conseil souverain », note Bastien Renouil, qui ajoute : « Il était extrêmement compliqué de le composer. Des hommes politiques de la société civile ont été appelés et certains ont refusé car ils ne voulaient pas entrer dans ce conseil risqué, qui pourrait échouer » s’il ne parvient pas à rendre le pouvoir aux civils comme prévu.

 

Avec AFP

 

Source : France 24

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