Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, annonce sa démission

A la tête de l’institution depuis 2012, M. Kim a précisé, dans un communiqué, qu’il allait rejoindre « une société » et se focaliser « sur les investissements dans les infrastructures dans les pays en développement ».

 

Le président américain de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a annoncé lundi 7 janvier qu’il démissionnerait de son poste le 1er février, soit quatre ans avant la fin de son second mandat.

Dans un communiqué, M. Kim, qui a présidé la Banque mondiale pendant six ans, précise seulement qu’il va rejoindre « une société » et se focaliser « sur les investissements dans les infrastructures dans les pays en développement ». Il sera remplacé en intérim par Kristalina Georgieva, jusqu’alors directrice générale de la Banque mondiale.

 

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« Cela a été un grand honneur que de servir en tant que président d’une institution remarquable, forte d’un personnel passionné dédié à leur mission qui est d’éliminer l’extrême pauvreté de notre vivant », a-t-il dit dans le communiqué.

« Le travail de la Banque mondiale est plus important que jamais alors que les aspirations des pauvres progressent dans le monde et que les problèmes comme celui du changement climatique, des épidémies, des famines et des réfugiés continuent de croître en ampleur et en complexité. »

Un poste jusqu’ici réservé aux Américains

 

Avant de prendre la tête de la Banque mondiale en avril 2012, M. Kim, médecin, anthropologue et cofondateur de Partnership in Health (PIH) avait déjà consacré plus de vingt ans à la lutte contre la pauvreté. Il a travaillé sur les formes résistantes de la tuberculose et sur le sida dans les pays les plus pauvres, formé les soignants de terrain à Haïti et au Pérou, aidé les malades à s’approprier leurs traitements. Ces batailles lui ont valu de devenir conseiller du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Et en 2012, Barack Obama en fait le candidat des Etats-Unis pour succéder à Robert Zoellick à la tête de l’institution. En effet, jusqu’à cette nomination, la tête de la Banque mondiale revenait généralement à un Américain, la direction du Fond monétaire international étant généralement confiée à un Européen. Un partage des rôles désormais fortement contesté par les pays émergents.

Le Monde avec AFP

Source : Le Monde

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