La grève du secteur minier paralyse la Mauritanie

Les salariés de la société minière industrielle de Mauritanie sont en grève, depuis près de deux mois, afin de dénoncer la non-application d’un protocole d’accord qui prévoyait une augmentation des salaires.

 
Une délégation de grévistes s’est rendue, ce mardi, à la mairie de Zouérat afin de tenter de trouver une solution à cette crise qui paralyse le pays.
 

Le secteur minier en Mauritanie traverse une crise. Et pour cause, les salariés de la société nationale industrielle et minière (SNIM) du pays est en grève, réclamant une augmentation de salaire. Afin de les soutenir dans leur cause un collectif constitué de plusieurs partis d’opposition, d’organisations non gouvernementales ont organisé ce mardi une marche à Nouakchott, la capitale du pays. Au même moment des salariés de la SNIM se sont entretenus avec le maire de la ville de Zouérat, afin de trouver une solution.

Les grévistes se sont engagés auprès du maire à regagner le chemin du travail si les autorités acceptent de payer les jours de grève, réintègrent les travailleurs sans poursuite et sans sanction et s’engagent à ouvrir dans les plus brefs délais des négociations. Des revendications que la SNIM n’entend pas accepter, ce qui oblige le maire de la ville à s’entretenir à nouveau avec les différentes parties concernées. sans aucune évolution. Ce qui paralyse les activités de la SNIM qui ne parvient plus à réaliser ses commandes du fait de la grève de ses employés. Le secteur minier est à l’arrêt ce qui joue sur l’activité économique du pays.

Toutes les parties concernées souhaitent sortir de cette crise rapidement. D’une part, les employés peinent à vivre sans salaires, d’autre part, le SNIM est au ralenti. Selon un leader de l’opposition, « cette crise met tout le pays mal à l’aise, il faut rapidement aller vers un dialogue constructif ».

Kardiatou Traoré

 

Source : Afrik.com

 

 

Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source : www.kassataya.com

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer