L’Etat, l’esclavagisme et le féodalisme chez nous….

Nous sommes héritiers de différents systèmes sociaux dont aucun n’a épuisé la totalité de sa trajectoire historique pour céder clairement la place à son successeur naturel. Aussi se télescopent-ils en s’imbriquant inextricablement.

 

Chez nous, « esclavagisme », « féodalisme » et « capitalisme » (depuis la pénétration coloniale) se combinent et s’entretiennent mutuellement en produisant leurs effets de diverses manières sur la vie économique et sociale, au bénéfice des forces sociales dominantes dans nos diverses communautés, brouillant la perception que nous pourrions avoir de la totalité du système social existant et provoquant la plus totale confusion dans les analyses qui pourraient en être faites et donc dans les solutions définitives à apporter à leurs problématiques respectives.

Le capitalisme comme ordre économique et social avancé, fondé sur une plus grande libération des forces productives, ne prendra réellement son essor et ne produira la plénitude de ses effets qu’avec l’éradication des restes encore effectifs des systèmes esclavagiste et féodal notamment dans les campagnes et dans les différents strates de la superstructure (mœurs, éducation, culture, droit, politique etc.).

C’est précisément le rôle central de l’Etat dans le contexte actuel des rapports économiques, politiques et sociaux que d’être l’agent principal de cette éradication…A moins de poursuivre sa connivence avec les forces rétrogrades qui entendent conserver, en même temps, les avantages que leur apporte la totalité des systèmes de domination en présence et à se condamner à être le principal obstacle à la modernité et au progrès social.

 

Gourmo Abdoul Lo

Facebook (Le 11 novembre 2014)

 

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