La légende du discours humiliant du président Lula envers ses homologues africains

Le net fourmille de légendes urbaines, plus invraisemblables les unes que les autres. Ainsi en est-il de cette interprétation plus que qu’extensive et douteuse de l’allocution du président Lula Ignacio da Silva au sommet africain de Malabo, en Guinée Equatoriale en … juillet 2011.

Certains ont-ils pris leur rêve pour une réalité ? C’est ce que semble refléter l’interprétation plus qu’extensive que certains africains donnent du discours prononcé par le président (sortant) Lula Ignacio Da Silva à la 17ème session ordinaire de l'Union Africaine tenue à Malabo en… 2011 (eh oui ! pas de fraîche date). Les résultats d’une recherche par les moteurs les plus courants montrent que « l’information » part de sites ivoiriens comme abidjandirect ou abidjantalk. On y lit entre autres que « Lula a accusé les chefs Africains d'être avides, d'assoiffés de pouvoir, de trahir leurs propres pays et surtout d'être des servants de l'occident ! Qui saccagent le continent noir et déciment sa souveraineté.
La devise de ces chefs d'états étant : "chacun pour soi, Dieu pour tous" ne portera loin l'Afrique, Il faut le sens de responsabilité, d'humilité, de dignité et d'Unité pour bien gouverner ! », le tout, en présence de chefs d’Etats africains « qui avaient la tête baissée » pour subir le discours du révolutionnaire brésilien.

Première partie du discours de Lula

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En réalité, s’il est vrai que le président Lula s’est bien rendu à Malabo en juillet 2011 pour y prononcer un discours devant les présidents africains, la teneur de son allocution est loin de ce qu’en disent les sites électroniques mentionnés. Le président brésilien sortant s’y était livré à une violente diatribe contre le dictat des riches contre les pauvres.  Très applaudi, il avait vanté les mérites de la relation entre son pays et le continent africain en s’engageant à continuer à « forcer les portes des palais » pour faire du continent africain « un continent vu d’une autre manière, sans les préjugés que sont la pauvreté et la misère ».

Le président brésilien s’en était également pris à la finance mondiale, source de la crise dont sont surtout victimes les plus faibles. Il a pointé du doigt le FMI et la Banque Mondiale qui obligent les pays faibles à sacrifier les programmes sociaux jugés non rentables. Il a enfin plaidé pour une place plus importante de l'Afrique dans les relations internationales avec notamment un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU.

La seconde partie avant sa "réécriture"

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En un mot, sans doute rongés par la situation dans laquelle végètent leurs pays et devant le succès –somme toute relatif- du Brésil, les auteurs de cette interprétation du discours ont mis dans la bouche de Lula ce qu’ils auraient aimé entendre. Comme ont dit à Abidjan, « ils ont mangé piment dans la bouche de Lula ». Ces rumeurs qui hantent le net sont connues sont l’appellation de HOAX, c’est-à-dire canular. Et leurs victimes sont hélas nombreuses. Sauf si Lula en a tenu un autre! Mais là, c'est une autre histoire.

 

Source: KASSATAYA

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