Pouvoir-Opposition : Réussir le dialogue contre vents et marées

Jamais le pouvoir et la COD n’ont été au cours de toutes ces dernières années de rude confrontation politique, aussi engagés et aussi consciencieux pour relever le défi de l’impossible dialogue politique.

Ce difficile pari qui devra, selon des spéculations politiques optimistes connaître enfin son heureux épilogue ce dimanche 29 octobre courant, soit sensiblement 2 ans après un précédent accord de dialogue national convenu entre le pouvoir et l’opposition participationniste composée des partis de l’APP, El Wiam, Sawab et Hammam ; ce dernier s’étant retiré par la suite de l’arrangement.

Il est toujours permis de croire au dialogue entre le pouvoir et ses opposants, plus précisément au coup d’envoi aujourd’hui dimanche 29 octobre courant de concertations politiques inédites entre le pouvoir et la COD.

Des pourparlers qui devront selon l’hypothèse haute faire table rase de l’ancien accord de dialogue signé en octobre 2011 entre la majorité présidentielle et les partis de l’opposition participationniste en 2011 et selon l’hypothèse base conduire à un élargissement et à un renforcement des résultats de celui-ci, pour prendre en considération cette fois certaines doléances de l’opposition radicale dans l’espoir d’ aboutir à un consensus plus consolidé entre les différents protagonistes de la scène politique de gauche et de droite.

Ceci est d’autant vrai si l’on se rend compte de la série de rencontres individuelles accordées ces derniers jours par le Premier ministre Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf aux divers leaders de la COD, lesquels sont quasiment sortis de ces audiences avec des mines optimistes pour les suites de ces retrouvailles.

Les propos prêtés également au Chef du gouvernement, selon lesquels le pouvoir n'exclut pas un nouveau report des élections législatives et municipales, renforcent ces prévisions comme d’ailleurs les concessions faites par le régime, évoquées par le leader de l’UFP Dr Mohamed Ould Maouloud, destinées à garantir une participation de toute l'opposition aux élections.

Selon des échos sur le tête-à-tête que le dirigeant du parti progressiste a eu avec le Chef du gouvernement, on prête à ce dernier d’avoir i loué le rôle de l’UFP dans la stabilité du pays ainsi que son action politique significative.

C’est qui est une chose à saluer, puisque entre le pouvoir et ses opposants, la scène politique nationale s’est habituée toutes ces dernières années à n’entendre que des critiques virulentes et des dénis réciproques.

A ce rythme, il est du devoir du pouvoir ainsi que de la COD voire même de la CAP d’entretenir ce précieux acquis, de le fructifier et de l’appuyer de toutes leurs énergies, de dépasser les intérêts étroits pour permettre à la Mauritanie de sortir définitivement du cercle vicieux de la crispation politique sans fin et chaotique, menaçant la nation de plonger dans les incertitudes des printemps arabe et de leurs corollaires de guerre civile et de havre pour les réseaux terroristes et criminels.

Faut-il rappeler aussi que ce projet de dialogue pourra constituer un virage de 180° de l’actuelle tension politique vieille de 4 ans. On se rappelle très bien que les concertations entre les différents acteurs politiques particulièrement entre le pouvoir et la COD étaient au point mort.

La COD réclame depuis 2011 le départ du président et avait annoncé cet été le boycott des élections législatives et municipales prévues le 12 octobre et reportées depuis au 23 novembre.

Alors que la COD peine désormais à prendre une décision unanime pour le boycott ou la participation, le Premier ministre a rencontré ce mardi deux de ses membres : le parti islamiste Tawasoul et l'UFP de Mohamed ould Maouloud.  

Md O Md Lemine

Source :  Le Rénovateur le 28/09/2013{jcomments on}

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