Incident de « Tweyla »: La famille du lieutenant El Haj Ould Hmeida relate les faits

(Hayati mint AHmed, mère de l'officier qui aurait tiré

Le lieutenant El Haj Ould Hmeida (29 ans) a tiré, samedi soir, sur le président Mohamed Ould Abdel Aziz par mégarde. Inba Info, dans son désir d’arriver à la vérité, est parvenue à entrer en contact avec le père et la mère de l’officier, dans leur maison du Carrefour, alors qu’ils venaient tout juste d’arriver de Kiffa quand ils ont appris que leur fils est celui qui a tiré sur le président de la République.

La mère de l’officier, Hayati Mint Haymed (à droite sur la photo) a parlé avec franchise en relatant ce qui s’est passé, selon ce que son fils lui a raconté, précisant qu’il est revenu à son travail ce lundi matin à « Tweyla » lieu du drame, après que l’enquête ait démontré qu’il s’agit vraiment d’une méprise et non d’un acte prémédité.

Voici ce que Hayati a raconté selon la version de son fils :

« Il était samedi soir et le soleil s’apprêtait à se coucher quand El Haj vit un cortège de voitures se dirigeant vers le poste de surveillance de l’unité. Il a alors donné l’ordre à ses hommes d’être sur leur garde et à fixer les armes lourdes sur les voitures. Il s’est avancé lui, personnellement, à bord d’une petite voiture (Toyota Avensis), puis il est sorti pour surveiller le mouvement de ces véhicules de peur qu’elles ne soient ennemies, surtout qu’elles n’empruntent pas la route généralement suivies par les voitures qui passent par là, y compris celles du cortège du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Et quand la voiture dans laquelle se trouvait le président Mohamed Ould Abdel Aziz a franchi la ligne rouge (celle qui n’est permise qu’aux hommes du bataillon), faisant fi des avertissements qui lui ont été adressés, il ne restait plus au lieutenant El Haj – dit la source – que d’exécuter ce qui lui recommande le devoir, en pointant son arme (une kalachnikov) en direction de l’homme enturbanné qui conduisait la voiture. C’est après qu’on s’est rendu compte qu’il s’agissait de Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce dernier n’avait pas obtempéré aux ordres de stop parce que le lieutenant ne portait pas sa tenue militaire, à cause de la forte chaleur, mais seulement une chemise blanche. Le président doutait, lui aussi, qu’il s’agisse de militaires et, au lieu de s’arrêter, à augmenté la vitesse de la voiture. Ce qui a été interprété par le lieutenant El haj comme un signe d’hostilité et qu’il fallait l’arrêter à tout prix. Et c’est ainsi que ce qui devait arriver arriva.

La mère du lieutenant a supplié les leaders de l’opposition de ne pas politiser cette affaire ; disant que son fils ne comprend rien à la politique et travaille en tenant compte seulement de son devoir de militaire. Puis elle ajouta : « le président a compris que mon fils est innocent même avant l’enquête qui devait naturellement être menée. Elle a prouvé son innocence et qu’il a agi de bonne foi. Aujourd’hui, avant de regagner son travail, il m’a dit : « Tranquillise-toi, maman, tout le monde sait que ce qui est arrivé était écrit et tout est fini, Dieu merci.

Source : Elhourriya le 15/10/2012{jcomments on}

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