Initiative Messaoud : Le « niet » de la COD !

(Crédit photo : anonyme)

Engrangeant des soutiens non négligeables dans les cercles de la majorité dont le plus récent est celui du président en exercice de la coalition des partis de la majorité et leader d’ El vadhila Outhmane Abou El Maali, l’initiative de Messaoud Ould Boulkheir fait le vide de l’autre côté de la barque politique,

menacée de chavirer dans les eaux profondes de l’impasse après ces persistantes rumeurs faisant état d’un rejet doux de cette feuille de route par les leaders de la COD.
Lancée en juin dernier, ayant déjà fait le tour des principaux acteurs de la crise politique nationale ainsi que de la société civile, l’initiative du président de l’assemblée nationale Messaoud Ould Boulkheir semble tenir debout sur un seul pied, menacée d’écroulement après ces informations non encore officiellement annoncées par la COD selon lesquelles, malgré l’estime qu’elle témoigne à son auteur, l’opposition radicale ne cautionne pas cette feuille de route. Pourtant, cette initiative avait déjà fait le plein avec le soutien de principe du président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz, de la convention pour l’alternance pacifique ainsi que tout récemment du président en exercice de la CPM. Mais, c’est de l’autre côté de la balance que le déséquilibre souffre et que les chances nourries par Messaoud par le crédit de sa feuille de route risquent de se dissiper en fumée ; à moins que le gros poids politique du président de l’Ufp, qui vient de regagner le pays, après une longue convalescence à l’étranger, ne vienne ajuster les dysfonctionnements et baliser les sentiers obtrués. En effet, sans vouloir blesser la volonté sincère de Ould Boulkheir de chercher réellement une sortie de crise qui satisfait tout le monde, les leaders de la COD sont restés mitigés dans leur position, mais avec le temps, il s’avère plutôt qu’ils ne sont pas favorables à cette initiative, compromettant du coup tout apaisement imminent de la tension du front national interieur. Du côté des centrales, c’est le même avis, puisque la Cntm qui a été informée de cette proposition de sortie de crise estime que son adoption équivaut à mettre la charrue devant le bœuf, convaincue qu’il faut d’abord sortir le pays de la crise qu’il traverse, dans un contexte régional et international difficile avant de penser à la création d’un gouvernement d’union nationale, pour éviter de se trouver ainsi devant un système politique aux pieds d’argile. Cette centrale estime que parmi les réformes qui urge celles de proposer de mentionner dans la Constitution les droits à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à la formation, au dialogue et au logement, au profit de tout citoyen et qu’il est aussi nécessaire d’opérer une recomposition de la deuxième chambre du Parlement, pour qu’il y soit représentées à proportion égale (25% chacune) les forces économique, sociale et ouvrière (collectivité locales, société civile, représentants des travailleurs, représentants du patronat et des chambre de commerce et de l’industrie. Car, celles-ci doivent participer au vote des lois qui touchent à leurs intérêts, ou qui ont rapport à leurs activités.

Amadou Diaara

Source  :  Le Rénovateur le 08/07/2012

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