B’ il a dit : France/Mauritanie:Laurent Fabius à Nouakchott…

(Crédit photo : anonyme)

Le tout nouveau ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, serait attendu à Nouakchott, dans les prochains jours, à Nouakchott.

Cet homme politique de la gauche française, a été plusieurs fois ministres dans les gouvernements socialistes, Premier ministre sous Mitterrand, de 1983 à 1984, puis président de l’Assemblée nationale française. Ce serait la première visite d’une personnalité française de cette envergure, depuis l’élection de François Hollande. Pas d’ingérence, dit-on, dans les affaires africaines, au niveau des sphères de la gauche dirigeante. Mais, on décline tout de même une feuille de route de la nouvelle politique française en Afrique. Trois axes définissent, désormais, la feuille de route, à savoir, bonne gouvernance et démocratie, pacte de croissance et de développement, attachement à la stabilité et à la sécurité du continent.
Toutefois, ces trois axes pourraient être priorisés d’une manière très vague, circonstancielle quelquefois, selon l’intérêt du moment. En tout cas l’arrivée de Laurent Fabius intervient dans un moment où la Mauritanie et le Sahel, en général, vivent au rythme d’une profonde menace sécuritaire, conséquente à l’enlisement de la crise malienne.
La France semble être intéressée, sinon, inquiète de l’évolution de la situation malienne. Elle vient justement de créer, au Quai D’Orsay, un poste d’ambassadeur chargé exclusivement du Sahel. Un indice, peut-être, sur l’objet du périple attendu de Fabius dans la sous région. Un indice aussi sur une certaine forme de priorisation de l’intérêt français dans le Sahel. Et, en Mauritanie.

Ministre des transports : Charité bien ordonnée…

Le ministre des Transports mauritanien, Yahya Ould Hademine, a trouvé une astuce géniale pour s’offrir un tout terrain V8, de la bonne race, flambant neuf et faire profiter deux de ses collaborateurs de pareilles opportunités.
Le directeur général de l’Etablissement National pour l’Entretien des Routes (ENER) et le directeur du Laboratoire National des Travaux Publics (LNTP) ont eu chacun sa V8. L’astuce d’Ould Hademine est que l’acquisition des ces trois véhicules s’est faite sans qu’aucune des entités bénéficiaires n’ait eu à débourser le moindre radis. Ni, les deux établissements publics, ni le ministère. Prouesse, n’est-ce pas !
On ne sait pas vraiment qui allait prendre en charge la facture des ces trois véhicules ? Qui ont, rappelons-le, été livrés aux bénéficiaires. Et, qui ont même effectué, tous les trois, une mission dans le Hodh Oriental. Une mission composée, justement, des trois veinards, le ministre et les deux directeurs généraux. Chacun, bien sûr, à bord de sa nouvelle V8.
Une mission réussie n’eut été le désagrément accidentel qui a rattrapé l’un des véhicules. Sur le plateau de Oualata, le sol est quelque peu rugueux et peu clément à l’égard des véhicules de bonne facture. Inclément, aussi, peut-être, à l’adresse des responsables qui s’octroient, on ne sait par quel montage financier, des véhicules de grandes familles. C’est, peut-être, pourquoi l’un des véhicules n’a pas pu maintenir son équilibre face aux aspérités du relief et a fait quelques tonneaux.
Heureusement, les vies humaines ont été épargnées, en dehors, d’une fracture claviculaire de l’un des accompagnateurs. Par contre la V8 accidentée, dans un état déplorable, a été remorquée vers la capitale politique où se règlent à la fois les problèmes mécaniques que les problèmes financiers.

Transport aérien : Pourquoi la M.A.I ne décolle pas ?

La Mauritanienne Arline International n’arrive pas vraiment à décoller. Et, c’est bien surprenant si on sait que la société a eu la chance de se doter, sur les frais de la princesse, la SNIM, de trois avions, en très bon état. Techniquement, elle doit pouvoir voler de ses propres ailes. Aussi, elle ne traîne pas des sales ardoises auprès des banques. Donc, financièrement solide. Il y a de quoi décoller, normalement. Et, de quoi voler de ses propres ailes. Mais, la M.A.I n’arrive pas à exister réellement, si on s’en tient aux révélations fournies à Biladi par quelques pilotes et techniciens de ligne. Un problème de management, dit-on, serait à l’origine de cette vie moribonde que vit la société alors qu’elle est dans sa première année. Bien qu’elle prenne en charge la desserte des villes africaines de la côte de l’Atlantique, en plus de la desserte de Casablanca, la M.A.I continue à accuser un taux de remplissage quasi nul.

Banque mondiale : S’intéresserait-elle, d’elle-même, à la décentralisation ?

Il est bien évident que toutes les interventions de la banque mondiale, en Mauritanie, se font, se faisaient, à travers, l’Etat. L’Etat était le premier interlocuteur de cette institution. C’est à lui d’orienter et de gérer toute intervention de développement.
Après plus de deux décennies, ce sont des milliards d’ouguiyas perdus, ou, en tout cas, non parvenus à destination. Ni impact réel sur populations cibles, ni développement local, ni rien du tout.
Des sources proches de la Banque mondiale déclarent à Biladi que la tendance serait désormais l’intervention directe, sans intermédiaire.
Le développement du pays passe nécessairement par la mise en place d’une décentralisation soutenue et un développement local et régional performants. Il faut aller chez le peuple directement. Avoir comme interlocuteur les élus, maires et autres.
C’est bien vrai, que dans bien des pays, la décentralisation a fonctionné à merveille. L’exemple du Maroc voisin illustre parfaitement bien la pertinence du passage à une décentralisation systématique. En tout cas, le premier citoyen du pays, Mohamed Ould Abdel Aziz n’en a que cure de la décentralisation. C’est ce qu’il a dit, lui-même, à un diplomate accrédité chez nous, l’invitant, poliment, à se mettre à une politique de décentralisation.
D’accord, on s’émancipe, pour les besoins d’une décentralisation fiable de l’Etat. Pour choisir d’autres interlocuteurs. Les premiers concernés, les élus et les maires. C’est bien beau tout cela. Mais, il serait, peut-être, judicieux de garder en tête que les élus, maires, députés, sénateurs, chez nous, sont d’abord, majoritairement, produits par le pouvoir central. Serait-on, vraiment, sorti de l’auberge de la centralisation ?

Lutte pour le pouvoir : La peur d’Ely délie les cordons de la bourse d’Aziz…

Depuis l’engagement, de plus en plus ferme, de plus en plus déterminé de l’ancien président de la transition, 2005-2007, Ely Ould Mohamed, en faveur de la Coordination de l’Opposition Démocratique ( C.O.D), Mohamed Ould Abdel Aziz ne cesse de laisser échapper des poussées d’affolement ou presque. Affolement, car on sait bien que ‘’la fourmi n’est pas prêteuse’’, la seconde sagesse, parmi les classiques De Lafontaine, après bien sûr celle de ‘’ la raison du plus fort…’’ à laquelle Ould Abdel Aziz croit vraiment.
Mais, il semble bien s’être éloigné de la sagesse parcimonieuse pour inaugurer la voie de la générosité. Elle s’acquiert finalement la générosité du président de la République. Il suffit de nuire à son cousin germain, Ely Ould Mohamed Vall, sa véritable bête noire, pour s’attirer ses largesses. Boubacar Soulé, ancien ministre sous Taya, qui n’a jamais levé le petit doigt pour fustiger quoi que ça soit, s’est fondu en larmes, pour le compte d’Ould Abdel Aziz, en s’essayant de pleurer des événements qu’il n’a jamais considérés comme événements. Il est monté au créneau pour se révolter contre les propos attribués à Ely Ould Mohamed Vall au sujet des événements 89. Boubacar Soulé a rameuté les siens, les anciens négros du PRDS, pour dénoncer et critiquer avec véhémence Ould Mohamed Vall.
En contrepartie de quelques larmes de crocodile qu’il a versées, on verse, sur instruction du président de la République, au pleurnicheur de service, le montant de soixante millions d’ouguiyas. Le montage était des plus simples. On ordonne, à la très aux ordres ATTM d’accorder, dans le cadre du projet de construction de la route de Mounguel- Lexeïba, à Boubacar Soulé , un marché d’étude environnementale. Marché réalisé dans la même journée, livré dans la même journée et payé dans la même journée. Quelques larmes, quelques méchancetés à l’égard d’un opposant, valent bien plus. N’est-ce pas, Boubacar Soulé ?

B‘…

Source  :  RMI le 28/06/2012

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