Le chemin de l’éternité

Feu Biri Ndiaye. Crédit photo le rénovateurIl y a 10 ans, Biri Ndiaye, l’homme qui nous a quittés le mercredi 24 avril 2012 rendait un hommage émouvant à feu, notre Professeur Ousmane Moussa Diagana dans le Calame. Je fus traversé de frissons par cette plume à la Baudelaire dans son évocation de la mort dans ce vers :« Ö mort ! vieux capitaine, il est temps levons l’ancre » !

Une phrase rhétoriquemment posée avec doigté dans le « Nécro-texte » pleurant par les mots la mort du disparu.L’art raffiné se prête à tous les exercices sublimes même dans les moments de douleur.

Ce fut à travers cette triste rencontre que je découvris le talent de ce professeur de littérature à qui un jour je demandais de bien vouloir rejoindre la rédaction du Rénovateur qui commençait ses premiers pas en 2003 comme bimensuel. Biri accepta volontiers de répondre à cette sollicitation d’un collègue et ami. C’est là où il s’exerça comme journaliste reporter avec comme premier test une enquête menée auprès des maraichers des jardins de la Medina 3 qui étaient menacées d’expropriation par des hommes d’affaires. L’article était impeccable pour le journaliste qui faisait son entrée dans cette jeune rédaction. Il se consacra avec brio à l’écriture journalistique avant de continuer à Tahali Hebdo qu’il alimenta au fil des parutions.

Les cridemiens se souviendront de l’un de ses derniers articles sur l’abattage des chiens errants paru le 07/03/2012 sous le titre : « abattus à bout portant ». Biri avait toujours un mot plaisantin qui détendait son entourage. Rarement on le voyait taciturne. Même fatigué il dominait ses ennuis par son sourire spontané. Ce côté jovial était aussi l’une parmi ses qualités exceptionnelles.

Dans l’enseignement, il a laissé d’honorables souvenirs d’un homme intègre et compétent ainsi que dans ses activités syndicales où il occupait le poste de responsable à la communication au SNES. A Allah nous appartenons, à lui nous retournerons. C’est l’inévitable destin de tout humain jusqu’à la fin de l’espèce humaine. Ce voyage vers l’infini commence déjà à la naissance. La vie n’est que l’ultime épreuve qui va consacrer ce départ à l’au-delà. Tout croyant se prépare pour prendre la caravane et doit donc bien ménager sa monture. Méditons par la foi cette règle à laquelle personne ne fait exception. « Wo Inna Lillaahi Wo Inna IIeyhi Raajioune ». Qu’allah l’accueille en sont saint Paradis. Amine.

Cheikh Tidiane Dia

Source: Le Rénovateur

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