Egypte : ElBaradei propose de diriger un gouvernement civil

Sur cette photo, Mohamed ElBaradei, entouré de manifestants Place Tahrir, le 25 novembre 2011. AP/Bela SzandelszkyMohamed ElBaradei, candidat à la présidentielle, a offert samedi de diriger un gouvernement d’union nationale en Egypte. Il s’agit d’accélérer le transfert de pouvoir aux civils alors que les manifestants place Tahir continuent de contester la mainmise des militaires.

La nomination par le Conseil suprême des forces armées (CSFA) de Kamal Ganzouri au poste de premier ministre d’un cabinet de « salut national » n’a en effet pas convaincu la place Tahrir où un vaste rassemblement est à nouveau programmé ce dimanche, à la veille de la première phase, étalée sur deux jours, des élections législatives.

 

L'ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique est respecté par les militants pro-démocratie.

L’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique est respecté par les militants pro-démocratie.AP/Bela Szandelszky

Sous la pression de la rue, et face à la violence qui a fait 42 morts dans le pays au cours de la semaine écoulée, le CSFA, à la tête de l’Egypte depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février, a accepté la tenue d’une élection présidentielle d’ici juin prochain et limogé le gouvernement d’Essam Charaf. Mais les protestataires de la place Tahrir rejettent le choix de Kamal Ganzouri, premier ministre d’Hosni Moubarak entre 1996 et 1999, qu’ils considèrent comme un représentant de l’ancien régime.

UN HOMME RESPECTÉ PAR LES MILITANTS PRO-DÉMOCRATIE

C’est dans ce contexte que certains groupes de manifestants seraient prêts à voir Mohamed ElBaradei diriger un organe civil qui superviserait la transition vers la démocratie à la place du CSFA. Car l’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est respecté par les militants pro-démocratie. Seul hiatus : beaucoup d’Egyptiens le considèrent comme peu au fait des affaires nationales en raison de ses nombreuses années passées à l’étranger (lire cet article « De la scène internationale à l’élection présidentielle en Egypte ? », en édition abonnés).

Son équipe de campagne a fait savoir samedi qu’il était prêt à renoncer à briguer la présidence « s’il lui est officiellement demandé de former un gouvernement de salut national (…), afin d’être totalement neutre pendant la période de transition ». Mohamed ElBaradeï a également rencontré des mouvements de jeunes révolutionnaires et des partis politiques qui ont rejeté la nomination de Kamal Ganzouri.

>>> Lire ce portrait, en filigrane d’ElBaradei : « Egypte : Amr Moussa versus Mohamed ElBaradei »

Kamal Ganzouri s’est de son côté dit prêt à s’asseoir « autour d’une table avec tous les courants politiques » et à inclure « des jeunes et des nouveaux visages » dans son gouvernement, mais sa personnalité suscite la méfiance.

 

Source: Le Monde avec reuters

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