Sahara média a appris de sources généralement bien informées, que le nouvel organigramme du ministère d’Etat chargé de l’Education et les départements qui lui sont affiliés, va coûter au Trésor public mauritanien la bagatelle de 6,5 milliards d’ouiguiyas.
Les sources ont indiqué qu’au lieu des 14 directions régionales pour l’éducation, dont les directeurs sont suppléés par des adjoints et quatre chefs de services, il y aura 42 directions régionales sur l’étendue du territoire national, avec 42 directeurs adjoints et 294 chefs de services. Ce qui requiert l’achat de 42 véhicules Tout terrain et la location de 42 maisons pour abriter ces directions.
Tout comme il sera procédé à la création de 54 inspections départementales pour l’enseignement fondamental, avec également l’achat d’autant de voitures. Le nombre de directeurs centraux au niveau des départements ministériels connaîtra, lui aussi, une certaine « inflation » passant à 38, tout comme celui des conseillers qui passera de 6 à 11 et des chargés de missions (de 2 à 5), sans oublier l’existence de quatre secrétaires généraux.
Des observateurs se sont étonnés de l’ouverture de directions de l’enseignement supérieur à l’intérieur du pays, soulignant que ce cycle d’enseignement n’existe qu’à Nouakchott, ce qu’ils ont considéré comme une manière de « dilapider les biens publics ». D’autres ont par contre justifié une telle mesure par l’existence d’établissements de formation supérieure dans certaines villes de l’intérieur et par l’imminence du lancement de certains d’autres, tel le transfert de l’ISERI (future université islamique) de Nouakchott à Aioun.
A noter que le Premier ministre avait annulé une visite de terrain que les ministres de l’enseignement projetaient de faire. Raison évoquée : ces ministres n’ont pas de projets à présenter ou d’infrastructures à inaugurer.
Sahara média