Dans la province du Zhejiang, à l’Est de la Chine, la ville côtière de Yiwu attire chaque année de nombreux étrangers. Aujourd’hui, notre journaliste Shan Liang a suivi la journée d’un homme d’affaires mauritanien.
Il est 9h du matin, on se trouve dans un entrepôt de la banlieue de la ville de Yiwu. Le propriétaire n’est autre que El Moctar Ould Khalifa. Il vient de Mauritanie et est installé ici depuis 10 ans. Il a commencé l’exportation de petits objets vers les pays africains en 2001.La journée est occupée entre les tâches d’administratives nécessaires aux expéditions et la surveillance des chargements.
El Moctar Ould Khalifa, Directeur de La Mauritanienne de Business Co, Ltd.
« Nous expédions ces marchandises pour la Libye, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, le Sénégal, la Gambie. Les produits préférés sont les produits électroménagers, les habits, les sacs, les chaussures , les lunettes, les montres, les textiles etc. »
Malgré près de dix ans de vie passée en Chine, il n’a pas perdu sa tradition islamique. Il continue de prier 5 fois par jour.
Dans les années 80, Khalifa faisait parti des 4 étudiants envoyés par son pays en Chine dans le cadre d’un échange universitaire. Selon lui, le développement de Yiwu de ces dernières années a été incroyable.
El Moctar Ould Khalifa, Directeur de La Mauritanienne de Business Co, Ltd.
« On peut dire à l’époque que la ville de Yiwu était vraiment un petit village. Le bâtiment le plus haut qui n’avait même pas quinze étages. Maintenant, le développement de Yiwu est extroadinaire et très rapide. Quand je pars en vacances pendant deux ou trois mois, je trouve que la ville a progressé jour après jours en revenant de vacances. «
Il est 17h, mais avant de finir sa journée de travail, il se rend au centre international de vente en gros de la ville pour trouver les échantillons de couvertures pour des clients africains.
« Je veux des couleurs foncées, pas de légères. »
« D’accord, pas de problème. »
Khalifa retourne dans son pays 3 à 4 mois par an pour rendre visite à sa famille. Même si un jour, il quitte la Chine pour d’autres horizons, elle restera toujours sa deuxième maison dans son coeur.
Zhang Yan
Source : cntv.cn le 07/01/2011