Ne faisant pas partie du Gouvernement parce que ne siégeant pas au Conseil des Ministres, Ould Dadda est justiciable des tribunaux ordinaires

Me Brahim Ould Ebbety, avocat de l’ancien Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, Mohamed Lemine Ould Dadda est catégorique :

L’on se rappelle qu’en 2006, le statut de ces personnalités, qui ont rang et avantages des ministres, avait créé une polémique juridique quand l’un des candidats à l’élection présidentielle avait requis l’irrecevabilité de la candidature de Zeïne Ould Zeïdane, au motif qu’il était, avant sa démission, Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie alors que la loi avait déclaré l’inéligibilité des membres du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie et ceux du gouvernement.

Saisi, le Conseil Constitutionnel avait débouté le plaignant et considéré que le poste concerné ne fait pas partie du gouvernement. Donc, on le voit, la procédure suivie pour le cas de l’ancien commissaire aux Droits de l’Homme, Mohamed Lemine Ould Dadda est légale et ne souffre d’aucun manquement.  Me Brahim Ould Ebetty a par contre raison quand il parle d’ententes illicites au sein du Commissariat en question, «cela suppose plusieurs personnes. Pourquoi Ould Dadda est le seul mis en cause? » interroge cette grande figure du barreau de Nouakchott. Réponse du procureur de la République prés le tribunal de Nouakchott, Cheikh Ould Baba Ahmed : « si l’instruction judiciaire découvrait d’autres formes de complicités ou responsabilités, les responsables seraient poursuivis pour les fautes de gestion commises ».

Mauritanie24

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