Selon une source au sein de l’Union pour la République (UPR, parti au pouvoir), le Sénateur Boubacar Ould Ghadour serait sur le point de réussir des négociations en vue d’obtenir le ralliement de l’initiative For Mauritania. La première approche aurait eu lieu, en février à Paris, dans le plus grand secret. Le deuxième round des négociations se déroulerait actuellement, à Nouakchott. L’épisode illustrerait, à lui seul, l’infinie souplesse et la relativité de l’exercice politique en Mauritanie.
Plusieurs observateurs considèrent l’antenne française de For-Mauritania comme le fer de lance de la contestation. Son bureau se constitue de :
– Mohamed Baba Ould Saïd ;
– Ahmed Amou Ould Moustapha ;
– Abdoulaye Diagana ;
– Abdoullah Ould El Mounir ;
– Maréga Baba ;
– Omar Ould Dedde.
C’est justement de cette antenne que tout serait parti, comme l’affirme le site Anbaa dans son édition du 1er mars. Selon l’auteur de l’article qui révèle les négociations, le Sénateur de l’une des circonscriptions de Nouakchott rencontrait, à Paris, trois membres du bureau français de For Mauritania, dans le but de finaliser leur ralliement à l’UPR, en contrepartie de nominations et/ou avantages matériels pour lesdits candidats.
Afin de parachever la transaction, il a été programmé que le Sénateur regagne Nouakchott, rende compte à sa hiérarchie ensuite revienne à Paris pour aboutir à l’accord final. Dans une autre versions du terme final, les trois regagneraient la capitale mauritanienne, après avoir reçu le feu-vert de Boubacar Ould Ghaddour.
Interrogé par le site Al Akhbar, le coordinateur général de For Mauritania Lemrabott Ould Moustapha Saleck préfère minimiser l’information qu’il qualifie de « rumeur » ; il réitère la position constante de For Mauritania, exprimée au lendemain de la présidentielle du 18 juillet 2009, à savoir la demande d’une commission d’enquête afin vérifier les accusations de fraude contre la victoire du candidat Ould Abdel Aziz.
Et Ould Moustapha Saleck de noter : « Chaque mauritanien de la diaspora, membre ou non de For Mauritania, est libre de prospecter les meilleurs possibilités pour rentrer dans son pays et trouver un travail en adéquation avec ses propres capacité professionnelles ».
Avant de conclure : « Si les négociations du groupe indiqué en France entre dans ce cadre, alors c’est parfaitement leurs droit. En revanche, il est inadmissible que quiconque profite de la notoriété de For Mauritania afin d’obtenir des avantages et, quelle que soit la véracité de l’information, elle ne change rien en la position de For Mauritania »
Du côté de l’UPR, notre source indique que l’opération est mal vécue par bon nombre de cadres du parti ; ils apprécieraient mal de s’investir sans récompense aux côté de Ould Abdel Aziz, tandis que les adversaires d’hier, aujourd’hui vaincus, viendraient leur ravir les lauriers.
Source: taqadoumy-fr.com