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Les premiers pas de ce chantier dont l’idée a germé il y a cinq longues années (mon Dieu !!!) viennent donc de se faire.
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Les membres de l’Initiative pour un nouveau dialogue pouvoir-opposition ont rencontré , mardi le président de tawassoul, le député Jemil Mansour.
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L’idée de "création d’un regroupement politique autorisé pour service la nation n’est pas nouvelle chez les Salefistes mauritaniens", selon Mahfoud Ould Idoumou, membre de El Bir, une association mauritanienne d’obédience selefistes.
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"L'unité nationale, c'est un ensemble d'actes et non de simples mots. Ell n'existe pas en Mauritanie" affirme le Coordinateur de TPMN.
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L'Association des Diplomates Professionnels a fustigé dans un communiqué rendu public hier les dernières nominations au Ministère des Affaires Étrangères.
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En Mauritanie, où l’esclavage est officiellement interdit depuis 1981 et criminalisé depuis 2007, cette pratique « existe bien » et le nier « nuirait à son éradication », a affirmé lundi à Nouakchott l’opposant Messaoud Ould Boulkheir, président de l’Alliance populaire progressiste et également de l’Assemblée nationale de Mauritanie.
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Lundi, 21 Mai 2012 12:57
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Mardi, 22 Mai 2012 07:32
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Mardi, 22 Mai 2012 14:54
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(De Diabougou, Sénégal oriental). Depuis deux ans, c'est au tour du Sénégal de connaître une ruée vers l'or. La direction des mines estime à 300 tonnes la quantité d'or dans le sous-sol sénégalais. Résultat : sociétés minières et orpailleurs de toute l'Afrique de l'Ouest affluent au Sénégal oriental, cette région enclavée à plus de 800 km au sud-est de Dakar, la capitale.
Diabougou, petit village de cultivateurs dont le sol est riche de ce métal précieux, est rapidement devenu un lieu surpeuplé, sans accès à l'eau, à la santé, à la justice ni à l'éducation.
C'est un endroit complètement improbable, perdu dans la brousse et isolé de tout, à quatre heures de piste de Kédougou, la principale ville du Sénégal oriental. Pourtant, vivent ici des milliers de personnes, dans le bruit des motos importées de Guinée, des moteurs des machines nettoyant l'or et des coups de maillet brisant les pierres et laissant découvrir des particules de ce métal précieux.
Un gros nuage de poussière flotte constamment au-dessus des habitations construites à la va-vite, à l'aide de bois et de bâches en plastique bleu et noir.
A l'origine, Diabougou est un petit village de cultivateurs, situé à quelques kilomètres de la frontière malienne. Entre l'agitation des chercheurs d'or, les vendeurs ambulants, le marché, les cuisiniers et les charretiers poussant sans cesse de gros bidons jaune remplis d'eau, on trouve les cases de ce village, où le vieux chef est tranquillement assis sur sa chaise en bois, satisfait des retombées économiques qu'apporte cette ruée vers l'or.
A Diabougou, chacun a son rôle. Il y a les casseurs de pierre, les acheteurs d'or, qui planquent leurs pépites dans leurs sacoches en attendant d'aller les revendre à Bamako, au Mali, et à Dakar. Il y a aussi les laveurs de terre, qui récupèrent pépites et poussière d'or des pierres broyées et qui amalgament le métal avec du mercure qu'ils prennent à main nue.
Et bien sûr il y a les mineurs, qui descendent à une dizaine de mètres de profondeur pour récupérer des blocs de pierre de plusieurs kilos. On appelle ce lieu le « placer ». Alignés en d'innombrables rangées, des Ghanéens, Guinéens, Sénégalais mais surtout Maliens descendent toute la journée sans aucune protection dans ces trous étroits, simplement consolidés avec de grosses branches. Fadéla Keita, un mineur malien, raconte :
« C'est très dangereux mais nous n'avons pas le choix, on doit gagner de l'argent, même si la terre risque de nous blesser. J'ai appris le métier ici, je descends avec une corde et une lampe torche, je reste au fond trois heures, six heures, ça dépend de ma fatigue ».
Un peu plus loin, un autre mineur dit avoir gagné 500 000 francs CFA (760 euros) en neuf mois. Ici, le gramme d'or se vend 22 000 francs CFA (34 euros).
Prostitution : 1,50 euro la passe
Et là où il y a de l'argent, il y a souvent de la prostitution. La région de Kédougou est une des zones du Sénégal où le taux de prévalence du VIH est le plus fort, 1,7%, contre 0,7% dans le reste du pays et 1,3% dans les zones aurifères, selon les ONG et le gouvernement.
Devant un des bars de fortune se tient une dizaine de prostituées ghanéennes, nigérianes et maliennes. Un client insiste auprès d'une des filles, dont certaines sont mineures, pour qu'il lui « donne un moment ». La jeune femme refuse car il veut avoir des rapports non-protégés. La passe est à 1 000 francs CFA (1,50 euro) et malgré l'insistance de l'homme, jeune lui aussi, elle refuse.
Tous les soirs, les « travailleuses du sexe » sont postées ici, à alpaguer le client en remuant leurs lampes de poche et en murmurant « 1 000 francs, 1 000 francs ».
Dans ces villages aurifères, la sensibilisation aux maladies sexuellement transmissibles est inexistante. De plus, la persistance en des croyances traditionnelles ne facilite pas le règlement du problème, comme l'explique Gaston Pierre Coly, responsable de l'antenne du Conseil national de lutte contre le sida à Kédougou :
« On essaye de mettre en place un battage médiatique pour faire comprendre à la population que le sida existe. Dans les milieux aurifères, il y a une croyance qui dit que si tu as des rapports sexuels avec une femme, tu auras plus de chance de trouver de l'or. Heureusement, l'usage du préservatif se répand. »
Katy (prénom d'emprunt) est l'une de ces prostituées. A 21 ans, étudiante en art et éducation mais sans le sou, la belle jeune femme a débarqué à Diabougou, croyant pouvoir tenir un petit commerce. C'est du moins ce qu'on lui a promis au Nigéria, son pays d'origine :
« Arrivée ici, on m'a confisqué mes papiers d'identité. Je dois encore 230 000 francs CFA [350 euros] à l'homme qui m'a fait venir avant de pouvoir repartir chez moi. »
Pas de gendarmes mais des justiciers armés
Ici, pas de représentations de l'Etat. Pas de case de santé, un accès à l'eau restrictif, une école qui fonctionne quelques mois dans l'année – les instituteurs ne tiennent pas longtemps dans ce lieu reculé – et pas de poste de gendarmerie.
Ce sont donc les villageois et les chercheurs d'or qui organisent eux-mêmes la justice. Près du bâtiment de l'école, sale et délabré, les 38 Toumboulouman, comme on appelle ces justiciers armés, ont établi leur quartier. Dès l'aube, chacun vient défendre sa cause et les palabres peuvent durer des heures. Dans leur hangar en bois, vélos et motos s'entassent. A partir de 18 heures, à la tombée de la nuit, plus de le droit de circuler avec des deux roues, précise Karim Cissé, un des chefs des Toumboulouman :
« On fait cela pour éviter les accidents et qu'il n'y ait pas trop de poussière. Pour les récupérer, c'est 3 000 francs CFA [4,60 euros] pour un vélo, 10 000 francs CFA [15 euros] pour une moto. »
Motos et vélos confisqués par les villageois et mineurs chargés de la justice à Diabougou (Bineta Diagne)
Quant aux personnes arrêtées, elles sont placées dans une des classes de l'école, en attendant que les gendarmes viennent les chercher. Karim Cissé ajoute :
« Si ça ne va pas, on t'attache tant que tu paies ton amende, et après tu quittes Diabougou. Il y a beaucoup de problèmes ici, notamment des vols, car il y a beaucoup de monde. Les jugements sont faits par quatre ou cinq Toumboulouman. »
Dans les allées du marché, un griot reconverti en Toumboulouman, mégaphone au poing, rappelle aux habitants que les feux servant à cuisiner doivent être éteints deux fois par jour, sous peine d'une amende de 50 000 francs CFA (76 euros). L'objectif : éviter les départs de feux de brousse dans cette région très sèche.
Autre conséquence de cette arrivée massive de chercheurs d'or : le problème de l'accès à l''eau. Il n'y a qu'un seul forage pour toute la population. Des pompes ont ainsi été installées dans le fleuve tout proche. Une eau non potable qui pourtant est bue par les habitants de Diabougou.
Les pompes utilisées pour récupérer l'eau du fleuve (Bineta Diagne)
Source: Rue89
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source : www.kassataya.com
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