Courrier international – À la une de l’édition datée du 31 octobre de New Scientist, un homme aux cheveux blancs lit au pied d’un arbre en forme de cerveau. Des feuilles rousses d’automne en tombent, évoquant la disparition des neurones à mesure que le temps passe. C’est du moins l’évolution que l’on s’imaginait jusqu’à il n’y a pas si longtemps. Mais la branche verte et vigoureuse qui s’élève au centre raconte autre chose.
Une série de travaux ont apporté la preuve qu’il existe, dans la partie du cerveau nommée “hippocampe”, un processus appelé “neurogenèse” permettant la production de nouvelles cellules nerveuses, y compris chez l’adulte âgé. “Cette découverte nous pousse à repenser ce que nous croyions savoir sur le plus indispensable de nos organes, depuis son mode de fonctionnement jusqu’à son évolution au fil des années”, écrit Jamie Ducharme dans l’article ainsi mis à l’honneur.
Prévenir certaines maladies
La journaliste y développe les avancées des connaissances en la matière et les débats qui se sont ensuivis. “Pour bon nombre d’entre nous, la question n’est plus de savoir si ce phénomène existe ou pas, explique Hongjun Song, chercheur en neurosciences à l’université de Pennsylvanie, mais comment nous allons pouvoir l’exploiter.”
Car la neurogenèse est intimement associée à la cognition – qui implique la mémoire, le langage, le raisonnement, l’apprentissage ou encore la résolution de problèmes et la prise de décision. Certains pensent même qu’elle pourrait prévenir son déclin et jouer un rôle dans les maladies liées à l’âge comme Alzheimer ou Parkinson, et même dans la dépression.
“Parvenir à stimuler la neurogenèse pourrait constituer une piste prometteuse dans le traitement de ces maladies”, assure New Scientist. Les chercheurs explorent désormais la façon de le faire.
New Scientist (Londres)
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