Agence de Presse Africaine – L’Unicef appelle les autorités sénégalaises à poursuivre avec rigueur les enquêtes sur un réseau présumé d’exploitation sexuelle d’enfants mineurs, et à assurer un accompagnement immédiat aux victimes, après la révélation d’un scandale impliquant un citoyen français.
Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a condamné, avec la plus grande fermeté un réseau présumé d’exploitation sexuelle d’enfants au Sénégal, couvrant la période 2016‑2024.
Selon l’organisation, plusieurs enfants vulnérables auraient été victimes d’abus sexuels répétés, de manipulation, de coercition et d’une exposition délibérée au VIH destinée à fragiliser leur santé et accroître leur dépendance.
Ces agissements constituent de graves violations des droits fondamentaux de l’enfant, portant atteinte à leur dignité, à leur intégrité physique et psychologique, ainsi qu’à leur droit à la santé et à une éducation sûre.
Dans dans un communiqué transmis, vendredi, à APA, l’UNICEF appelle les autorités à mener les enquêtes en cours avec rigueur et transparence et à assurer aux enfants victimes un accompagnement médical et psychosocial immédiat et durable. L’organisation insiste également sur la protection des enfants exposés ou vivant avec le VIH contre toute stigmatisation.
Enfin, l’UNICEF réaffirme son engagement auprès du gouvernement sénégalais et de ses partenaires pour renforcer la protection de l’enfance et garantir à chaque enfant un environnement sûr et respectueux de ses droits.
Ce communiqué intervient après la révélation de l’affaire concernant un ressortissant français mis en cause dans un réseau présumé d’exploitation sexuelle de mineurs opérant entre la France et le Sénégal entre 2015 et 2025. Le réseau aurait ciblé des enfants vulnérables, recrutés pour des abus sexuels répétés, parfois enregistrés ou diffusés.
Au Sénégal, une quinzaine de personnes ont été arrêtées pour leur implication dans ces faits sous la direction présumée de Pierre Robert. Les autorités françaises et sénégalaises mènent conjointement l’enquête afin de déterminer l’ampleur du réseau et les responsabilités individuelles, sans qu’aucune condamnation définitive n’ait encore été prononcée.
Source : Agence de Presse Africaine (APA)
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