Sénégal – Hommage à la jazz woman Aminata Fall, le 31 janvier au MCN

Agence de Presse SénégalaiseL’auditorium du Musée des civilisations noires (MCN) va abrier le 31 janvier, à partir de 15h, une cérémonie d’hommage à la jazz woman sénégalaise, Aminata Fall (1930-2002), annonce un communiqué transmis à l’APS.

L’évènement dont le thème est ”fatéliku Aminata Fall” (Se souvenir d’Aminata) est organisé par l’Association de la presse culturelle du Sénégal (APCS) et le Musée des civilisations noires (MCN).

L’hommage sera marqué par la projection du film documentaire ”Blues pour une Diva” de Moussa Sène Absa, un panel sur le thème ”Aminata Fall : lumière sur l’héritage d’une Diva” ainsi que des prestations artistiques.

Aminata Fall Garmy ou Aminata Fall de Guet-Ndar, c’est selon, a très tôt choisi sa voie, aidée en cela par un talent pur grâce à une voix originale.  Elle a marqué de son empreinte l’histoire du jazz au Sénégal et en Afrique pour avoir été l’une des premières à adopter ce genre musical.

”Tassna Belgique” (J’ai mis sens dessus-dessous la Belgique). Tel est le refrain qu’elle ne cessait de fredonner le jour de sortie de son unique album “Kanforé” présenté au public au Tringa d’Amadou Konté. En fait, elle venait de rentrer fraîchement d’une tournée réussie en Belgique sous la direction du patron d’Africa Fête.

Elle est l’une des rares cantatrices sénégalaises à réussir une telle prouesse et pourtant la jeune génération ne la connait pas assez et ses contemporains, semblent la classer aux oubliettes.

Elle avait séduit le public belge par ses A capella, avaient jubilé les membres d’Africa Fête qui avaient assisté à ses spectacles.

A Saint-Louis, depuis plus d’une dizaine d’années, on entend rarement les gens parler de son parcours, si ce n’est lors de l’hommage que le Saint-Louis Jazz lui a rendu lors d’une de ses éditions. Hormis cela, il n’y a que la salle de cinéma de l’institut français de la vieille ville qui, depuis un an, porte son nom.

D’après une biographie de la chanteuse, elle a pris sa retraite après 20 ans de carrière à Sorano et a participé également au premier Festival mondial des arts nègres (Fesman) en 1966 et surtout au Festival panafricain d’Alger de 1969 à côté de grands noms de la musique africaine comme Myriam Makeba (Afrique du Sud), Manu Dibango (Cameroun), etc.

Bien qu’habitant Guet Ndar, elle a acheté, pour sa famille, une maison à Goxu Mbathie où elle a fini ses jours.

Très attachée à la culture locale, elle envoyait souvent son petit-fils faire des sacrifices au génie protecteur de Saint-Louis.

Elle a eu, à plusieurs reprises, à prêter sa voix à beaucoup de films comme ”Touki Bouki” (1973) du réalisateur Djibril Diop Mambety, etc. Le cinéaste sénégalais Moussa Sène Absa lui a rendu hommage à travers un documentaire portrait intitulé ”Blues pour une diva” sorti en 1999. Elle a même eu à interpréter des rôles mineurs au cinéma. Certains critiques la comparent à la chanteuse africaine-américaine Malahia Jackson.

Aminata Fall est décédée en novembre 2002 à Saint-Louis à la suite d’une longue maladie. Elle repose au cimetière Thiaka Ndiaye à Saint-Louis.

 

 

 

Source : Agence de Presse Sénégalaise (APS)

 

 

 

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