Rafle d’enfants à Nouakchott

Le Calame – La nuit, il n’est pas rare de croiser des dizaines de marmots âgés de cinq à sept ans flânant dans les ruelles et places publiques en quête d’on ne sait quoi. On les voit souvent en train de boire des produits étranges ou sniffer des éponges ou morceaux de soie imbibés d’un liquide jaunâtre. Début de toxicomanie. Un homme a tout dernièrement aperçu, vers 23h dans une rue de Dar Naïm, trois enfants se disputant autour d’une bouteille.

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Il les interpelle et se rend aussitôt compte que l’objet du litige est un liquide qu’on qualifie en jargon populaire de « guinze » : une matière toxique préparée pour se doper. Les trois gamins s’étaient cotisés pour l’acheter et chacun voulait se l’approprier. « Et où sont vos familles ? », les interrogent-ils. « À la maison », répondent-ils, « mais elles ne s’occupent pas de nous. »

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Voilà donc la cause directe de la hausse continue de l’utilisation de la drogue chez les mineurs : les parents de ces gosses les laissent aller et venir sans se soucier de ce qu’ils font. Aussi la décision des autorités de rafler les enfants divaguant la nuit dans la rue paraît-elle des plus utiles. La direction des Affaires sociales utilise de gros moyens pour mener cette campagne dans les meilleures conditions. Au cours des nuits passées, plusieurs dizaines de mineurs de tout âge ont été ainsi raflés partout dans la ville et leurs parents venus les récupérer dûment avertis : « en cas de récidive, vous ne les reverrez plus. L’État les prendra en charge et s’occupera de leur éducation »

 

 

Mosy

 

 

 

Source : Le Calame (Mauritanie) – Le 14 janvier 2026

 

 

 

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