Agence de Presse Africaine – De Dakar à Niamey, en passant par Bamako, Ouagadougou, Conakry et Abidjan, l’actualité ouest-africaine de ce mercredi 18 mars 2026 met en lumière une région traversée à la fois par des contestations institutionnelles, des initiatives sociales ambitieuses et des choix économiques structurants, sur fond de quête de souveraineté et de transformation.
Au Sénégal, la polémique enfle autour d’une décision de la Confédération africaine de football. D’après Seneweb, relayant L’Observateur, l’avocat Me Moustapha Kamara dénonce une « anomalie juridique majeure » après la sanction infligée au Sénégal. Il fustige une interprétation contestable des règlements et pointe des dysfonctionnements internes, évoquant même des pratiques irrégulières dans la composition du jury d’appel de la CAF. L’expert place désormais ses espoirs dans le Tribunal arbitral du sport, qu’il considère comme la seule instance capable de rétablir le droit.
Dans un registre différent, le Mali met en avant les enjeux liés à l’eau, ressource stratégique et source d’inégalités. Selon Maliweb, la Journée mondiale de l’eau 2026 sera placée sous le thème de l’égalité, avec une attention particulière portée au rôle des femmes dans la gestion hydrique. Les autorités annoncent une révision du code de l’eau et la création d’une brigade contre la pollution minière, tandis que les acteurs du secteur alertent sur les défis de financement et d’accès universel à trois ans de l’échéance des ODD.
Pendant ce temps, au Burkina Faso, l’accent est mis sur la souveraineté culturelle. D’après Sidwaya, des professionnels du cinéma africain réunis à Ouagadougou appellent à une meilleure coopération régionale et à des politiques publiques plus structurées. L’objectif est clair : bâtir une industrie cinématographique forte, capable de rivaliser avec les productions internationales et de porter les récits africains.
Sur le plan politique, la tension reste vive au Niger. L’Agence Nigérienne de Presse rapporte que le Conseil consultatif pour la refondation dénonce une « ingérence inadmissible » de l’Union européenne. Les autorités nigériennes rejettent toute pression extérieure et réaffirment leur volonté de poursuivre un processus souverain engagé depuis le changement de régime de 2023.
En Guinée, c’est la crise économique qui domine l’actualité. Selon Africaguinee, le président a ordonné l’impression de nouveaux billets pour pallier la pénurie de liquidités. Une mesure d’urgence accompagnée d’une ambition plus large : accélérer la digitalisation des paiements afin de moderniser durablement le système financier.
Plus au sud, en Côte d’Ivoire, l’actualité est marquée par une initiative en faveur de l’emploi féminin. Abidjan.net indique que le programme Girls Academy for Jobs entend former et insérer 150 jeunes femmes dans les secteurs de la banque et de la microfinance. Une initiative saluée comme un levier concret de réduction des inégalités professionnelles.
Enfin, au Ghana, le regard est tourné vers le passé avec une relecture de l’héritage de John Agyekum Kufuor. D’après Pulse Ghana, son bilan reste marqué par des réformes structurantes, notamment en matière de santé, d’éducation et d’infrastructures, qui continuent d’influencer le développement du pays.
Source : Agence de Presse Africaine (APA)
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