Agence de Presse Africaine – De Dakar à Cotonou, en passant par Bamako, Ouagadougou, Niamey, Conakry, Abidjan et Accra, l’actualité ouest-africaine de ce jeudi 15 janvier est marquée par un renforcement de la sécurité maritime, un exploit sportif sénégalais, des signaux d’ouverture politique dans les pays en transition, des gestes de patriotisme, des débats budgétaires, des tensions électorales et des assurances économiques. Tour d’horizon des faits marquants rapportés par les médias de la région.
Au Sénégal, la coopération sécuritaire avec l’Union européenne s’est illustrée par la réception, mercredi 14 janvier, de deux embarcations rapides de dernière génération par la Marine nationale. Offert dans le cadre du projet SWAIMS, ce matériel vise à renforcer la lutte contre la criminalité maritime et la collecte de preuves en mer, dans un contexte de menaces persistantes dans le golfe de Guinée. La cérémonie, présidée par le Chef d’état-major de la Marine en présence de diplomates européens, témoigne de l’engagement de l’UE pour la sécurisation des eaux ouest-africaines (Seneweb).
Dans un tout autre registre, le Sénégal s’est aussi illustré sur les terrains de football. Les Lions de la Teranga ont validé leur billet pour la finale de la CAN 2025 en dominant l’Égypte (1-0) à Tanger, au terme d’une demi-finale âprement disputée. Solides mentalement, les hommes de Pape Thiaw ont su faire la différence en seconde période et contenir la réaction des Pharaons, ravivant l’espoir d’un deuxième sacre continental après celui de 2021. La finale est attendue dimanche face au vainqueur du duel Maroc–Nigéria (Dakaractu).
Plus à l’est, au Mali, l’année 2026 apparaît comme un possible tournant politique. Après la dissolution des partis en mai 2025, les autorités de transition laissent entrevoir une reprise du dialogue politique. Dans son adresse de fin d’année, le général Assimi Goïta a annoncé des concertations autour d’un avant-projet de loi sur les partis politiques, conformément à la Constitution. Pour de nombreux observateurs, cette ouverture pourrait amorcer un retour progressif à la vie démocratique, à condition d’un réel renouvellement des pratiques politiques et d’un consensus autour des règles du jeu (Maliweb).
Au Burkina Faso, l’actualité est marquée par un geste fort de patriotisme. L’architecte de renommée mondiale Francis Kéré a reversé l’intégralité de ses honoraires, soit 18,3 millions de FCFA, au Fonds de soutien patriotique. Engagé dans le suivi-contrôle de la construction du Mausolée Thomas-Sankara, il affirme ainsi sa contribution à l’effort de reconquête du territoire, saluée par les autorités comme un exemple de solidarité nationale dans un contexte sécuritaire difficile (Sidwaya).
Au Niger, la Coalition des centrales syndicales a apporté son soutien à l’ordonnance appelant à la mobilisation générale pour la défense de la Patrie, adoptée fin décembre 2025. Réunie en session extraordinaire à Niamey, la CCSN a toutefois appelé à une implication accrue des syndicats dans les institutions de la refondation, tout en saluant le dialogue social engagé par la ministre de la Fonction publique et le recrutement annoncé de plus de 11 000 enseignants sans concours (ANP).
En Guinée, le débat public s’est focalisé sur la gestion des finances présidentielles. Le général Amara Camara, ministre secrétaire général de la Présidence, a justifié l’utilisation des 815 milliards de francs guinéens alloués à l’institution en 2025. Il a détaillé la répartition du budget entre fonctionnement, social et investissements, mettant en avant les indemnisations de victimes, les réformes de gouvernance, les retombées minières et l’avancée stratégique du projet Simandou, présenté comme un levier majeur pour l’économie nationale (Africaguinee).
En Côte d’Ivoire, le Conseil café-cacao a tenu à rassurer producteurs et opérateurs. Son directeur général, Yves Brahima Koné, a réfuté toute idée de blocage de la commercialisation du cacao, expliquant que les camions signalés au port d’Abidjan étaient en situation irrégulière faute de documents requis. Il a assuré que toute la production nationale serait achetée et rappelé que 80 % des volumes étaient déjà vendus avant l’ouverture de la campagne 2025-2026, lancée avec un prix bord champ fixé à 2 800 FCFA le kilo (Abidjan.net).
Au Ghana, l’actualité a pris une tonalité plus personnelle avec la réapparition médiatique de Malik Basintale, directeur général de l’Agence pour l’emploi des jeunes. Après plusieurs mois d’absence, il a démenti les rumeurs de grave maladie, affirmant être en bonne santé et avoir repris pleinement ses fonctions, tout en rappelant la fragilité humaine et la dimension universelle de la maladie (Pulse Ghana).
Enfin, au Bénin, le climat politique reste tendu après les élections législatives et communales du 11 janvier 2026. Le parti d’opposition Les Démocrates dénonce de nombreuses irrégularités, allant des retards d’ouverture des bureaux de vote à des dysfonctionnements lors du dépouillement et de la compilation. La formation politique exige de la CENA la transmission de tous les procès-verbaux afin de vérifier les résultats, tandis que l’institution électorale assure que le scrutin s’est déroulé sans violences majeures (Banouto).
Source : Agence de Presse Africaine (APA)
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