Agence de Presse Africaine – De Bamako à Conakry, en passant par Dakar, Niamey et Accra, l’actualité ouest-africaine de ce lundi 20 avril est dominée par des enjeux de souveraineté sécuritaire, de gouvernance économique, de dynamiques électorales et de tensions politico-judiciaires, sur fond de recompositions régionales et de vigilance accrue dans plusieurs secteurs clés.
La presse malienne met en avant une montée en puissance stratégique de l’appareil militaire. Selon Maliweb, le pays accélère son maillage sécuritaire à travers la multiplication de camps militaires sur l’ensemble du territoire, sous l’impulsion du ministre de la Défense, le général Sadio Camara. De San à Konobougou, en passant par Kita, Diéma ou encore Nioro du Sahel, ces infrastructures visent à rompre avec le dispositif en « peau de léopard », et à instaurer une présence permanente de l’État, dans une logique d’autonomie stratégique et de lutte renforcée contre les groupes armés.
Pendant ce temps, au Sénégal, les débats économiques et institutionnels restent au cœur de l’agenda. D’après Seneweb, l’Assemblée nationale examinera le 11 mai prochain le projet de Code du sport, tandis qu’une résolution portée par les députés de Pastef viendra soutenir la position du gouvernement contre une restructuration de la dette, préférant un reprofilage jugé moins contraignant. Une orientation qui s’inscrit dans un contexte de discussions toujours en cours avec le FMI, comme le rappelait récemment l’institution de Bretton Woods.
Au Burkina Faso, la coopération avec la diaspora africaine est mise en avant. Sidwaya rapporte que la ministre déléguée aux Affaires étrangères, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré, a reçu une délégation conduite par Dr Arikana Chihombori, présidente de l’African Diaspora Development Institute. Cette visite, axée sur des échanges avec la jeunesse et la participation à la Semaine nationale de la culture, vise à renforcer les liens entre diaspora et acteurs locaux dans le cadre de la dynamique panafricaniste promue par les autorités.
Sur le front agricole, le Niger poursuit sa stratégie de souveraineté alimentaire. Selon l’Agence nigérienne de presse (ANP), les travaux de réhabilitation du périmètre irrigué d’Ibohamane, dans la région de Tahoua, ont été lancés pour un coût de 6 milliards de FCFA. Ce projet de 750 hectares s’inscrit dans le cadre du Programme national de grande irrigation, avec l’appui de la Banque mondiale, et traduit la volonté des autorités de faire de la production agricole un levier d’indépendance nationale.
En Guinée, le processus électoral se précise à l’approche des communales du 31 mai. Selon Africaguinee, la Direction générale des élections a validé 511 candidatures sur 618 dossiers examinés, soit un taux de rejet d’environ 19 %. Les statistiques révèlent également une participation féminine encore limitée, avec 29 % des candidatures, soulignant les défis persistants en matière de parité.
Dans le registre économique, la Côte d’Ivoire affiche des indicateurs financiers solides. Abidjan.net indique que la Société générale Côte d’Ivoire a annoncé une forte hausse de ses dividendes, atteignant plus de 81 milliards de FCFA pour l’exercice 2025. Une performance portée par la solidité de son modèle économique, malgré un environnement marqué par des incertitudes.
Au Ghana, les autorités renforcent la régulation du secteur éducatif. Pulse Ghana rapporte que la Commission ghanéenne de l’enseignement supérieur (GTEC) a mis en garde contre plusieurs établissements non reconnus, dont les diplômes pourraient ne pas être valides. L’institution appelle les étudiants et employeurs à vérifier systématiquement l’accréditation des structures, dans un contexte de lutte contre les dérives dans l’enseignement supérieur.
Enfin, au Bénin, l’affaire Kémi Séba connaît de nouveaux développements. Selon Banouto, l’activiste, actuellement détenu en Afrique du Sud, est au cœur d’une controverse après la fuite d’enregistrements audio dans lesquels il critique la Russie et les dirigeants de l’Alliance des États du Sahel. L’artiste togolais Zaga Bambo a confirmé être son interlocuteur, tout en niant toute responsabilité dans la diffusion des audios. En parallèle, Kémi Séba doit comparaître ce lundi 20 avril devant la justice sud-africaine, dans le cadre d’une procédure liée à une demande d’extradition vers le Bénin.
Source : Agence de Presse Africaine (APA)
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