Presse/Afrique de l’Ouest : diplomatie, sécurité, justice et économie

Agence de Presse Africaine  – La possible candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU, une affaire criminelle au Sénégal, le procès d’un journaliste au Mali, la protection des réfugiés au Burkina Faso, la restructuration politique en Guinée, les difficultés de la filière cajou en Côte d’Ivoire et une nouvelle mesure commerciale au Ghana dominent l’actualité régionale relayée par plusieurs médias ce mardi.

Au Sénégal, Seneweb revient sur l’initiative du Burundi visant à porter la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’United Nations. Dans un entretien accordé à L’Observateur, le juriste international Ousmane Kane, ancien conseiller juridique du secrétariat de l’ONU sous Kofi Annan et Ban Ki-moon, rappelle qu’une candidature à ce poste doit être présentée par un État membre, sans obligation que celui-ci soit le pays d’origine du candidat. Selon lui, la démarche burundaise peut être interprétée comme une initiative diplomatique pragmatique destinée à inscrire formellement cette candidature dans le processus onusien. À ce stade, estime-t-il, Macky Sall apparaît comme le seul candidat africain clairement positionné, ce qui pourrait favoriser une dynamique de ralliement sur le continent, même si deux questions restent ouvertes : la position officielle du Senegal et la capacité des pays africains à soutenir une candidature unique.

Toujours au Sénégal, Pressafrik rapporte que la Division des investigations criminelles a déféré à la justice 15 individus soupçonnés d’appartenir à un réseau criminel opérant à Nord Foire, à Dakar. L’opération policière menée le 6 mars dans un appartement meublé a permis d’interpeller quatorze jeunes personnes, dont plusieurs seraient impliquées dans un réseau s’étendant de Dakar à Kaolack. Les suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, proxénétisme, transmission volontaire du VIH, escroquerie et chantage à caractère sexuel. L’enquête a également révélé l’existence d’un système de chantage organisé via des comptes WhatsApp regroupant près de 500 membres, consistant à filmer des victimes à leur insu lors d’actes intimes afin de leur extorquer de l’argent sous menace de diffusion des images.

Au Mali, Maliweb s’intéresse au procès du journaliste Youssouf Sissoko, arrêté le 5 février 2026 après la publication d’articles dans le journal L’Alternance. Poursuivi pour diffusion de fausses informations, atteinte au crédit de l’État et offense à un chef d’État étranger, il encourt une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, requise par le parquet. L’accusation a également demandé la suspension du journal pour une durée de dix ans. Les avocats du journaliste ont plaidé la relaxe pure et simple, estimant que ces charges menacent la liberté de la presse. L’audience s’est achevée sans verdict immédiat, laissant ses soutiens dans l’attente de la décision de justice.

Au Burkina Faso, Sidwaya rapporte que le président de l’Assemblée législative de transition, Ousmane Bougouma, a reçu le 9 mars à Ouagadougou une délégation du United Nations High Commissioner for Refugees conduite notamment par Ruven Menkdiwela et le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre Abdouraouf Gnon-Kondé. Les discussions ont porté sur le renforcement du cadre législatif de protection des réfugiés, des personnes déplacées internes et des apatrides, ainsi que sur la collaboration entre le HCR et le Parlement pour améliorer les dispositifs juridiques et soutenir l’inclusion socio-économique des populations déplacées.

En Guinée, Africaguinee rapporte que le gouvernement a expliqué au corps diplomatique les raisons de la dissolution de quarante partis politiques, dont plusieurs formations majeures comme le RPG Arc-en-ciel, l’Union des forces démocratiques de Guinée et l’Union des forces républicaines. Devant les diplomates, le ministre des Affaires étrangères Morissanda Kouyaté a assuré que cette décision résulte d’un processus d’évaluation juridique mené par le ministère de l’Administration du territoire et qu’elle s’inscrit dans la refondation institutionnelle engagée par les autorités. Selon lui, la mesure repose sur l’application stricte de la législation nationale et relève de la souveraineté de l’État guinéen.

En Côte d’Ivoire, Abidjan.net met en lumière les difficultés rencontrées par les transformateurs de la filière cajou dans le cadre du programme de financement CCA–BNI, destiné à soutenir l’industrialisation locale. Treize usines représentant plus de 150 000 tonnes de capacité annuelle de transformation rencontrent des problèmes d’accès au financement en raison de retards dans la mise en place des lignes de crédit par la Banque Nationale d’Investissement. Plusieurs entreprises ont déjà cessé leurs activités, tandis que six transformateurs seulement continuent d’opérer dans le dispositif. Les acteurs du secteur estiment que la mise en œuvre effective d’une convention tripartite entre le Conseil Coton-Anacarde, la BNI et les transformateurs est indispensable pour relancer la transformation locale du cajou.

Au Ghana enfin, Pulse Ghana rapporte que le gouvernement a décidé d’interdire le transit terrestre de neuf produits essentiels, dont le riz, le sucre, l’huile de cuisson, la farine, les pâtes, les produits surgelés et certains produits pharmaceutiques. Selon le ministre des Finances Cassiel Ato Forson, toutes les importations de ces marchandises devront désormais passer exclusivement par les ports maritimes du Ghana. Cette mesure vise à renforcer les contrôles aux frontières, limiter les pertes de recettes fiscales et améliorer la traçabilité des importations, selon l’Ghana Revenue Authority.

Source : Agence de Presse Africaine (APA)

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