Au Niger, les interrogations persistent, deux mois après la disparition de Moussa Kaka, directeur de la télévision privée Saraounia et militant de la société civile.
Aujourd’hui, même si les autorités militaires du pays ont fini par reconnaître qu’il était détenu et toujours en vie, les organisations de défense des droits l’homme dénoncent une disparition forcée, tout en exigeant sa libération.
Les autorités ont reconnu son interpellation
A 66 ans, Moussa Kaka est le directeur de la télévision privée Saraounia (RTS). Il est porté disparu depuis le 31 août, soit quelques jours après une mutinerie qui a secoué Niamey, la capitale du Niger, avant d’être maîtrisée par le régime militaire en place, avec l’appui des forces russes de l’Africa Corps.
Sous la pression des organisations de défense des droits humains, le pouvoir militaire a fini par admettre l’interpellation de Moussa Kaka.
Récemment, l’ONG Reporters sans frontières, citant Alio Daouda, le ministre nigérien de la Justice, avait affirmé que l’ancien correspondant de Radio France internationale était » en vie et détenu par les autorités « .
Des risques pour son intégrité physique
Toutefois, en dépit de cette reconnaissance, les inquiétudes sur le sort de Moussa Kaka n’ont pas disparu.
Dans un communiqué publié ce jeudi, l’ONG Human Rights Watch a exigé des autorités de révéler l’endroit où Moussa Kaka serait détenu.
Human Rights Watch affirme également que « la disparition forcée expose les victimes à un risque accru de torture et d’exécution extrajudiciaire ».
Depuis 2023, le Niger est dirigé par des militaires. Issu d’un coup d’Etat, ce régime, dirigé par le général Abdourahmane Tiani, est régulièrement accusé par des ONG de porter atteinte à la liberté de la presse.
Correspondant en Guinée pour le programme francophone de la Deutsche Welle
Source : Deutsche Welle (Allemagne)
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