Note d’information – Examen Périodique Universel de la Mauritanie 51ᵉ session du Grouvpe de Travail sur l’EPU – 20 janvier 2026

La Mauritanie a été examinée le mardi 20 janvier 2026 par le Groupe de Travail sur l’Examen Périodique Universel (EPU) dans le cadre de sa 51ᵉ session, qui se déroule du 19 au 30 janvier et concerne treize États. La session a débuté à 9h00, sous la présidence du Vice-Président du Groupe de Travail, assisté du Secrétariat et du troïka chargé de l’examen, composé de : · Côte d’Ivoire, · Slovénie, · Îles Marshall. La séance s’est articulée en trois segments :

1. Présentation du rapport national par la Mauritanie.

2. Dialogue interactif entre la délégation mauritanienne et les représentants des États membres. 3.

Conclusion de l’État examiné (15 minutes). Au total, 97 États ont pris part au dialogue et ont présenté leurs questions ou recommandations, appelés selon l’ordre alphabétique par le Vice-Président, qui assurait la modération. En ouverture, le modérateur a rappelé : · les principes directeurs de l’EPU, · les obligations des États, notamment la protection des acteurs indépendants dont les contributions constituent des sources fiables d’information. Le dialogue interactif s’appuie sur trois documents principaux :

1. Rapport national de la Mauritanie ;

2. Compilation des informations issues des mécanismes onusiens et des institutions régionales de droits humains ;

3. Résumé des contributions des organisations de la société civile et des Institutions nationales des droits humains. La délégation était conduite par le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile Monsieur Cheikh Sid’Ahmed ould Benane, accompagné de l’ambassadrice à Genève, de Cheikh Tourad (ccordinateur programme sur la traite des personnes), du Directeur des Droits de l’Homme , du chargé des communications Isselkou . Elle a répondu aux questions préliminaires écrites adressées par les États ainsi qu’aux interventions orales. Les thématiques soulevées ont porté sur des préoccupations majeures, notamment :

· conditions carcérales, · impunité et enquêtes indépendantes,
· cas de torture et disparitions forcées,
· situation des migrants, · esclavage moderne et traite des personnes,
· droits des femmes, des filles et des enfants, · abolition de la peine de mort, · harmonisation du droit national avec les normes internationales.
· Le mécanisame d’élaboration des rapports et de suivi des recommandations Le Commissaire a regroupé les questions par thématiques, sans suivre l’ordre d’intervention des États, et y a répondu de manière pédagogique. Dans sa réponse, le Commissaire a affirmé que le passif humanitaire avait trouvé une solution définitive impliquant :

· des victimes de l’intérieur du pays,
· des membres de la diaspora en Europe et aux États-Unis. Cette déclaration a suscité une réaction immédiate de la part des victimes présentes dans la salle, représentées par l’association Voix des Martyrs, dont :

· Diariyata Oumar Toumbou, Présidente,
· Kadijata Ba, · Kardiata Sow Conseiller de l’AVOMM /Secrétaire Exécutif d’ODISSI
· Mamadou Alhousseinou Kane Lt/er et militant des droits humains Bien que tennues à la réserve durant la séance, ces victimes ont exprimé, à la sortie, leur désaccord avec les déclarations officielles. Échanges avec les victimes Les échanges, initialement tendus, se sont progressivement apaisés grâce à :

· l’écoute active du Commissaire, · la prise en compte des doléances portant sur la vérité, la justice et une approche rénovée pour le règlement du dossier du génocide, désigné officiellement par l’expression « passif humanitaire ». Le Commissaire s’est dit réceptif aux propositions formulées par les victimes. Les discussions ont laissé entrevoir une volonté de dialogue, mais les victimes restent en attente de mesures concrètes. La situation peut être résumée, prudemment.

Source : Avomm

Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com

Quitter la version mobile