Museveni largement réélu ; l’opposition rejette les résultats

Agence de Presse Africaine – Le président ougandais sortant remporte l’élection selon les résultats finals annoncés samedi, tandis que son principal opposant Bobi Wine dénonce une fraude massive et affirme avoir échappé à une descente des forces de sécurité à son domicile.

Le président sortant ougandais, Yoweri Kaguta Museveni, a été réélu pour un septième mandat consécutif avec 71,65 % des suffrages exprimés, selon les résultats définitifs proclamés samedi par la Commission électorale.

M. Museveni a recueilli 7 millions 946 772 voix lors du scrutin présidentiel tenu jeudi 15 janvier. Son principal rival, Robert Kyagulanyi Ssentamu, dit Bobi Wine, candidat de la Plateforme de l’unité nationale (NUP), arrive en deuxième position avec 2 millions 741 238 voix, soit 24,72 %.

Les autres candidats enregistrent des scores marginaux, notamment Nathana Nandala Mafabi du Forum pour le changement démocratique (FDC) avec 1,88 % et Mugisha Muntu de l’Alliance pour la transformation nationale (ANT) avec 0,53 %, selon les chiffres officiels.

La Commission électorale indique que le taux de participation s’est établi autour de 51 %, sur un total de 21 millions 649 067 électeurs inscrits. Le nombre de suffrages valablement exprimés est de 11 millions 090 848.

Les résultats définitifs confirment la tendance dégagée par les données préliminaires publiées au cours du dépouillement, qui donnaient déjà une avance confortable au président sortant.

Peu après l’annonce officielle, Bobi Wine a rejeté les résultats, dénonçant de graves irrégularités électorales. Dans une déclaration publiée samedi, il a accusé les autorités de « bourrages d’urnes », de militarisation du scrutin et d’arrestations ciblées de responsables et d’agents de l’opposition.

Le leader du NUP a également affirmé avoir échappé vendredi soir à une opération des forces de sécurité à son domicile de Magere, évoquant une coupure d’électricité, la désactivation de caméras de surveillance et la présence d’hélicoptères. Selon lui, des membres de sa famille seraient toujours soumis à des restrictions de mouvement.

Les autorités n’ont pas réagi officiellement à ces accusations dans l’immédiat.

Le scrutin s’est déroulé dans un climat de forte tension politique, marqué par des restrictions sur l’accès à Internet, des préoccupations liées aux libertés publiques et des appels de la communauté internationale au respect des droits humains.

Au pouvoir depuis 1986, Yoweri Museveni entame ainsi un nouveau mandat, prolongeant l’un des règnes les plus longs du continent africain.

 

 

 

 

Source : Agence de Presse Africaine (APA)

 

 

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