La Mauritanie dispose des ressources humaines, économiques et géopolitiques pour devenir un État performant. Depuis 2019, ce sont les discours de réforme dans tous les secteurs qui dominent la vie politique avec peu de résultats.
Pour les observateurs ce qui manque encore c’est la volonté politique de lutter contre la corruption qui gangrène l’administration, de véritables réformes pour transformer les institutions. C’est le manque de réduction des réseaux d’allégeance et placer l’intérêt général au centre de l’action publique. Malheureusement les Mauritaniens assistent à une gouvernance à vue de toutes les questions d’intérêt national. Et c’est le chef du gouvernement qui gesticule le plus avec une visite nocturne cette fin de semaine à Nouakchott des chantiers de la capitale. Cette volonté de façade de mener à bien le programme prioritaire de Ould Ghazouani se heurte à la dépendance extérieure des bailleurs et à la dépendance des industries extractives. C’est la corruption à tous les niveaux qui est pointée du doigt par les observateurs. Les citoyens perçoivent l’État comme distant, opaque et peu efficace pour permettre l’accès aux services publics. Le mal est dans l’incompétence d’un gouvernement en place depuis la réélection de Ould Ghazouani.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 23 février 2026)
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