Après 7 ans de gouvernance de Ould Ghazouani, des signes inquiétants se dessinent. La corruption devient un outil de gestion du pouvoir pas seulement une dérive, tous les secteurs sont mal gérés et les Mauritaniens ont l’impression de vivre des tensions ethniques et les jeunes, un horizon bouché.
En réalité, l’Etat montre des signes de fonctionnement ambivalent au cours de ce dernier mandat de Ould Ghazouani mais il ne répond pas suffisamment aux attentes sociales, l’accès aux services publics, à l’eau et à l’électricité. Cette fragilité institutionnelle pourrait conduire à un risque d’implosion progressive et la compétition clanique autour de la succession présidentielle en 2029. Après 7 ans de gouvernance de Ould Ghazouani, l’Etat est à bout de souffle. La corruption, le clientélisme et la dilapidation des richesses publiques évoquent un effondrement possible. En 2025, la Mauritanie est classée 130e sur 180 pays, confirmant un niveau de corruption élevé et persistant. Le talon d’Achille de Ould Ghazouani c’est la tribu qui constitue un système parallèle de pouvoir. Elle est forte dans les institutions politiques. Selon des données disponibles,72 % des sièges parlementaires sont contrôlés par les tribus arabo‑berbères et 85 % des postes exécutifs sont occupés par des membres de ces mêmes groupes. Certains clans (Awlad Bu Sba, Smassid, Oulad Delim) contrôlent des ministères stratégiques comme la Défense, l’Intérieur ou les Finances. Ce dualisme crée un État qui fonctionne, mais qui se fissure au fil des années.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 04 mars 2026)
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